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Akoto Kouassi Olivier, commissaire général : « Nous avons choisi N’guess Bonsens et Affou Kéita pour fédérer les communautés déchirées »

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Le Festival international de la culture et des arts de Daoukro (FICAD) aura lieu, du mercredi 31 mars au dimanche 4 avril. Avant le lancement, le commissaire général, Akoto Kouassi Olivier, député de Daoukro-Ngattakro, a bien voulu nous accorder cette interview pour dérouler les temps forts de l’événement.

Bonjour honorable Akoto Olivier, vous sortez d’une élection où vous avez a été réélu. Pouvez-vous nous dire un mot sur ces élections qui avaient un grand enjeu ?
Avant tout propos, je voudrais dire un grand merci au président Henri Konan Bédié, président de notre parti qui m’a fait l’honneur de me choisir comme candidat pour le compte du PDCI-RDA, aux élections législatives du 6 mars 2021. Vu notre bilan, pendant notre premier mandat, vu la fidélité témoignée à l’égard du président Henri Konan Bédié et au PDCI-RDA, vu l’engagement de la population de Daoukro, nous avons battu une campagne de manière sereine. La population s’est souvenue de la proximité avec elle pendant mon premier mandat. Elle s’est souvenue de ce que, durant toute la traversée du désert du Pdci-Rda, nous sommes resté ferme avec une conviction inébranlable auprès du président Henri Konan Bédié. Fort de cela, nous avons eu une campagne tranquille, apaisée, festive et participative avec nos populations. Vu aussi la solidarité des cadres et élus de Daoukro à nos côtés, nous étions convaincu de la victoire. Malgré tout ce que nous avons eu comme adversité en face, avec les mains du système que nous connaissons, nous avons gardé la sérénité pour ne pas tomber dans la provocation. Dieu voulant, avec le soutien de nos populations, nous avons battu à plate couture nos adversaires avec plus de 7 000 voix de différence, les deux adversaires réunis. Nous avons été réélu à plus de 75%. C’est l’occasion pour nous de dire merci aux populations de Daoukro-N’gattakro pour nous avoir renouvelé leur confiance.

L’année dernière, du fait de la COVID-19, le FICAD n’a pu avoir lieu. Est-ce que cette année l’occasion s’y prête ?
Je voudrais préciser que depuis 16 ans, je dissocie mes activités politiques de mes activités culturelles. Je suis d’abord promoteur culturel. Je suis mécène culturel, c’est en cela que depuis 2004, j’ai initié le FICAD. L’édition passée a été reportée pour des raisons sanitaires. Après une année, nous avons pu maîtriser l’environnement avec l’arrivée du vaccin et des mesures barrières qui sont de plus en plus respectées. Donc, en tenant compte de tout ce qui est comme mesures sanitaires, nous avons pensé qu’il fallait redonner cette joie de vivre à Daoukro qui a traversé des moments difficiles, pendant la crise pré et posté électorale. La population de Daoukro a été déchirée par une crise communautaire. Nous pensons que le FICAD est un creuset de rassemblement, de brassage et de cohésion des peuples.

Sous quel signe placez-vous ces festivités à Daoukro
La 16ème édition du FICAD est placée sous le signe du brassage culturel et de la cohésion sociale. La cohésion sociale est notre leitmotiv. Nous avons comme symbole de cette 16ème édition, un podium sur lequel vous verrez Affou Kéita et N’guess Bonsens, respectivement des icônes des musiques manding et baoulé. Cela témoigne que nous amorçons cette 16ème édition avec un signal fort. Les peuples Malinké et Baoulé de Daoukro vont fédérer, communier ensemble, à travers deux de leurs icônes.

Après un an sans activité, est-ce que les partenaires continuent de vous faire confiance ?
Il faut tenir compte de l’atmosphère sociopolitique et de la crise sanitaire que le monde économique a traversée. Voilà pourquoi, nous avons redimensionné cette 16ème édition, en réduisant les jours. De 8 jours, nous passons à 5 jours. Et puis, nous avons réduit quelques activités pour permettre à nos partenaires de pouvoir supporter ces activités. Nous avons des partenaires traditionnels qui continuent de nous faire confiance.

Vous avez souvent appelé à l’aide de l’Etat. Est-ce que l’Etat a entendu votre voix ?
Comme bien d’autres Festivals, le FICAD est inscrit au budget de l’Etat de Côte d’Ivoire. Donc, nous espérons que le ministère de la Culture et de la francophonie, notre tutelle, qui a été saisi officiellement par le Commissariat général du FICAD que je dirige, va appuyer le FICAD qui est une initiative qui transcende tous les clivages, qui a démontré aujourd’hui que c’est un événement de référence nationale et internationale. Donc, il faut que le ministère de la Culture puisse nous accompagner pour cette 16ème édition.

Avez-vous un appel à lancer ?
Je voudrais lancer un appel à tous les Ivoiriens épris de paix que le FICAD est lancé, du 31 mars au 4 avril et tout le monde est attendu à Daoukro. Venez avec la paix, avec un esprit de cohésion sociale pour que la fête soit belle. Nous sommes ouverts, Daoukro est une terre d’accueil, une terre de cohésion sociale. Nous devons démontrer, une fois de plus, que cette terre d’Henri Konan Bédié est une terre de brassage des peuples et des cultures.
Interview réalisée par JB KOUADIO

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