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Après la décision du Conseil Constitutionnel, le président Henri Konan Bédié sur son tweet : « Je dénonce l’exclusion arbitraire et antidémocratique de Gbagbo, Soro, Mabri, Koulibaly et Tanoh »

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J’ai pris acte de la validation de ma candidature par le Conseil constitutionnel. Je dénonce cependant la validation de la candidature inconstitutionnelle de Monsieur Alassane Ouattara et l’exclusion arbitraire et antidémocratique de leaders politiques majeurs, notamment Laurent Gbagbo, Soro Guillaume, Mabri Toikeusse, Mamadou Koulibaly et Amon Tanoh Marcel. Nous devons demeurer en ordre de marche pour l’alternance démocratique en vue de la construction d’une Côte d’Ivoire réconciliée, unie et prospère.
HKB2020

Soro Guillaume après le rejet de sa candidature : « C’est une décision inique, politiquement motivée, juridiquement boiteuse »
« Je conteste vigoureusement la décision injuste et infondée prise ce lundi 14 septembre 2020 par le Conseil constitutionnel. Je considère que c’est une décision inique, politiquement motivée, juridiquement boiteuse et qui s’inscrit dans une logique d’anéantissement de la démocratie et l’Etat de droit. Le Conseil constitutionnel sous Mamadou Koné vient ainsi de cautionner, et cela sans surprise, la forfaiture et le parjure de M. Alassane Ouattara, consacrant ainsi la soumission du Droit et de la Justice à la férule du RHDP et de son Président. Nous ne pouvons accepter ce Coup d’Etat acté par le Conseil constitutionnel. Dans ces circonstances, j’annonce que nous engagerons une étape nouvelle de notre combat pour la démocratie dans notre pays. Elle sera âpre mais nous la gagnerons sans aucun doute. »
Guillaume Kigbafori Soro

Mme Simone Gbagbo : « Il faut que nous nous asseyions tous pour revisiter les modalités de ces élections »
Suite à la proclamation de la liste des candidats retenus pour la présidentielle du 31 octobre 2020, par le Conseil constitutionnel, hier, Mme Simone Gbagbo a fait une déclaration publiée sur les réseaux sociaux. Elle avait, à ses côtés, des cadres du Fpi. Ci-dessous ses propos que nous avons retranscrits. « Je viens d’écouter très attentivement la déclaration du président du Conseil constitutionnel sur les candidatures à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Les résultats que nous avons entendus, confirment toutes mes appréhensions. Sur 44 candidats, seuls 4 ont été retenus. Et les arguments avancés par le président du Conseil constitutionnel, par rapport au parrainage et à la caution de 50 millions. Seulement pour 2 candidats, Monsieur Soro Kigbafori Guillaume et monsieur Gbagbo Laurent, on nous parle de la radiation sur la liste électorale. J’avais demandé que toute la classe politique s’asseye pour parler des conditions d’organisation de ces élections-là et des différents s critères à retenir et pour être candidat et pour être électeur. Je l’ai demandé et je le redemande. Les critères retenus se présentent comme des critères arrêtés volontairement pour éliminer le maximum de candidats sur cette liste. Il faut que nous nous asseyions pour examiner les modalités de ces élections. Il faut que nous asseyions tous pour revisiter les modalités de ces élections. Nous voulons des élections justes, des élections consensuelles, des élections apaisées. Mais pour cela, il faut payer le prix. Je considère qu’il n’est pas encore trop tard. Nous pouvons encore nous asseoir et ensemble définir des modalités acceptables pour tout le monde. C’est ce qu’on appelle un consensus. Avec ce consensus-là, nous pourrons aller à des élections justes, à des élections consensuelles, à des élections apaisées. La Côte d’Ivoire a déjà tellement souffert. Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle crise en Côte d’Ivoire pour des élections ».
D.S.

Pascal Affi N’Guessan : « Le Conseil Constitutionnel a raté l’occasion historique de marquer son indépendance »
Le Conseil Constitutionnel a raté, aujourd’hui, l’occasion historique de marquer son indépendance : en acceptant la candidature du président sortant, manifestement inéligible, en refusant celles du président Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro, privés de leurs droits civiques pour de purs motifs d’opportunité politique. Je condamne, avec la plus extrême fermeté, la spirale de l’exclusion dans laquelle s’enfonce la Côte d’Ivoire. Elle apparait la manifestation la plus aboutie du caractère tyrannique du régime. Elle constitue également une effroyable machine à broyer. Elle génère enfin un climat de terreur devant des lendemains lourds d’incertitude. En Côte d’Ivoire, en 2020, les règles élémentaires de l’Etat de droit ne sont pas respectées. Il est urgent de mettre fin à cette politique d’ostracisme, de bannissement, d’excommunication.
J’ai, en cet instant, une pensée particulière pour le président Gbagbo, victime, depuis neuf années, d’un acharnement judiciaire que ses auteurs espéraient destructeur pour l’homme et pour son combat. Mais ses camarades de lutte, dont je suis, le savent bien : il est insubmersible. Blanchi des charges les plus folles, il se trouve dans une nouvelle forme de prison, l’exil. Le régime le prive de la possibilité de décider, en toute liberté et en toute conscience, de la nature du rôle qu’il aspire à jouer. Il aurait dû être en mesure de se représenter et j’aurais alors été à ses côtés. Je lui renouvelle une promesse : celle du retour immédiat chez lui et d’un rôle éminent dans la réconciliation de notre pays.
Pour ma part, je me sens investi aujourd’hui des aspirations que portaient et portent ceux qui ont été éliminés et je leur dis toute ma détermination à mettre fin à ce régime destructeur des libertés. A leurs partisans, j’adresse un unique message : cette liste partielle et partiale m’oblige. Elle m’oblige à une victoire nette pour tourner cette page noire de l’histoire de notre pays. Elle me conforte dans ma volonté, demain, de réconciliation nationale. Celle-ci passe par le retour de tous les exilés, par la réhabilitation de toutes les victimes. Grâce à cette réconciliation, plus personne n’aura à craindre de personne. Plus personne n’éprouvera cet odieux sentiment de peur de l’autre, qui crée des oppositions factices et mortifères entre communautés, qui provoque le repli et l’effroi. Ne vous y trompez pas, ce climat permanent d’insécurité ne profite à personne. Je veux briser cette malédiction d’un tribalisme qui divise, et être le candidat de tous les Ivoiriens, celui qui rassemble toutes les énergies. Je lance un appel au peuple ivoirien, à tous les Ivoiriens : je connais votre colère et je la partage. Je connais votre soif de changement et j’entends l’incarner. Mobilisons-nous, rassemblons-nous pour imposer le 31 octobre une victoire dans les urnes. Viendra alors le temps de la renaissance. Ensemble, je sais que c’est possible ».
Pascal Affi N’Guessan

Blé Guirao, secrétaire général de l’UDPCI : « C’est faux et malhonnête cette affaire de parrainage montée de toutes pièces »
L’UDPCI et toutes les organisations de la plateforme qui soutiennent la campagne du Dr Mabri Toikeusse Albert Abdallah ne peuvent accepter ce faux qui est fait par le Conseil constitutionnel. Le dossier de candidature de notre candidat est bien en règle… c’est faux et malhonnête cette affaire de parrainage montée de toutes pièces surtout que nous avons pu avoir le parrainage dans 23 régions…La requête du Conseil constitutionnel portait sur 8034 parrains…nous y avons répondu avec 8706 parrains vérifiés et consolidés…tout est faux et nauséabond dans cette déclaration du Conseil constitutionnel et jamais; au grand jamais, nous ne pourrons l’accepter. Les membres de la Cei et du Conseil constitutionnel qui ont fait de nombreux tripatouillages pour retenir les candidats qu’ils voulaient seront tenus pour responsables de tout ce qui arrivera car la bataille est engagée pour mettre fin à l’imposture ».
BLE GUIRAO JEAN DEBADEA
SG DE L UDPCI

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