Accueil Actualité Arrestation du président du Conseil régional du Gbêkê : Le procureur s’explique

Arrestation du président du Conseil régional du Gbêkê : Le procureur s’explique

314
0
Mangoua Jacques, président du Conseil régional du Gbêkê

Mangoua Koffi Saraka Jacques, président du Conseil régional de Gbêkê, par ailleurs vice-président de PDCI-RDA, a été déféré, ce lundi, à la prison civile, après quatre jours de détention préventive à la Compagnie de gendarmerie de Bouaké. Il sera jugé probablement jeudi. 

C’est ce qui ressort de la conférence de de presse de Koné Braman, procureur de la république près le tribunal de première instance de Bouaké, ce lundi à son bureau. Pour lui, le président du Conseil régional a été inculpé pour détention d’armes à son domicile. 

« Le samedi 21 septembre 2019, il a été découvert, à la résidence de monsieur Mangoua Jacques, président du conseil régional de Gbêkê sis à N’guessankro, 991 munition de guerre de 7.62, 49 munitions de fusils de type calibre 12 et 40 nouvelles machettes. Ces objets ont été découverts par Monsieur Kouakou Yao Laurent, dans la niche située dans l’arrière cour à coté du moteur qui alimente le forage », a indiqué Koné Braman. 

A lire aussi : Arrestation du président du Conseil régional du Gbêkê : Le procureur s’explique

Cette découverte, selon lui, a fait l’objet d’une perquisition le samedi 24 septembre 2019, à 9 heures. Ce, en présence du chef de tribu de N’guessankro et du sous-préfet de Marabadiassa qui assurait l’intérim de son collègue. 

« Au cours de cette perquisition, aucun objet intéressant notre enquête n’a été trouvé. il convient de préciser aussi, qu’aucune trace n’a été observée sur le mur qui a une hauteur de 03 mètres, avec des pointes de sécurité. nous nous sommes donc posés la question de savoir comment ces objets ont pu être déposés dans la niche qui est à l’intérieur de la cour et situé à environ 20 mètres de la clôture. D’autant plus que le détenteur des clés a affirmé n’avoir pas permis à une tierce personne d’avoir accès à l’intérieur de la cour », a précisé la procureur, avant de poursuivre. 

« Au cours de l’enquête relative à la crise de Béoumi, nous avions procédé à des perquisitions aux fins de retrouver des armes et munitions sans succès. La découverte d’un tel arsenal donne lieu à interrogation. Ainsi, faute de rapporter la preuve de ce qu’il n’est pas le propriétaire des munitions découvertes à son domicile, monsieur Mangoua Jacques sera traduit devant le tribunal correctionnel sur la procédure de flagrant délit », a-t-il conclu. 

Contacté par nos nos soins, l’un des avocats de Jacques Mangoua, Brou Simeon, n’a pas souhaité se prononcer, pour l’instant.

Venance Sery

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici