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Assoa Adou (Sg du Fpi) : « Au nord, il faut 22 à 23 mille d’habitants pour avoir un député. Au sud, il faut 65 mille habitants »

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Assoa Adou, Secrétaire général du Fpi

La situation du pays fait partie des sujets abordés par Assoa Adou, Secrétaire général du Fpi. Il a dépeint un tableau sombre et fustige certaines pratiques du régime actuel.

« La Côte d’Ivoire. Notre pays est détruit. Il n’y a plus d’école pour tous. Près de 60% des écoles en Côte d’Ivoire sont privatisées. 90% des écoles de l’enseignement supérieur sont privatisées. Le minimum qu’un parent doit payer, c’est 1 à 2 millions. On a instauré le rattrapage ethnique. On crée des circonscriptions électorales. Au nord, il faut 22 à 23 mille habitants pour avoir un député. Au sud, il faut 65 mille habitants pour avoir un député.

La base de la République démocratique, c’est l’égalité entre les citoyens. Comme vous voyez, c’est une urgence. Nous voulons bâtir un Etat démocratique et dans l’Etat démocratique, il y a deux choses, l’égalité entre les citoyens, l’ascension sociale fixée sur la base du mérite, non sur la base familiale, clanique, ethnique. Nous voulons une République solidaire c’est-à-dire, on doit pour que tous les enfants du pays aillent à l’école, s’instruisent. Nous avons besoin de ça ; nous avons besoin de ressources humaines compétence pour développer notre pays. Nous voulons un Etat laïque. Voici un certain nombre d’éléments que nous voulons et Gbagbo Laurent est porteur de ces valeurs. Il est porteur d’autres valeurs.

J’entends dire, vous êtes xénophobes ; nous ne pouvons pas être xénophobes. Nous sommes des patriotes africains. Je donne toujours l’exemple d’un artiste ivoirien qui était avec son oncle et qui voulait être naturalisé. Laurent Gbagbo a dit envoie moi tous les papiers de ta famille, il y a longtemps que vous êtes ici. Il les a naturalisés. Dans un pays, il y a des règles, il y a des processus qui sont en place. C’est quand tu triches que tu as des problèmes. Et quand le ministre Adjoumani dit, nous ont n’a pas peur d’inscrire des étrangers, il ne voit pas la gravité de ce qu’il dit. »

Retranscrit par E.G

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