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Bédiala-Après les manifestations contre l’insécurité: Le calme est revenu dans la ville

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Les cours interrompus, le lundi 20 mai 2019, au Collège Moderne de Bédiala, département de Daloa, dans la région du Haut-Sassandra ont repris. Cette perturbation faisait suite à la mort par des coupeurs de route de Bony Kouamé Wilson, professeur d’anglais, marié, père de deux filles et d’un garçon. Il était en fonction il y a seulement six mois.

A en croire nos sources, la gendarmerie de la ville a essuyé des jets de pierres des manifestants qui réclamaient plus de sécurité avant la reprise de toutes les activités dans la ville de Bédiala.

Une réunion de crise convoquée par madame le sous-préfet de Bédiala le jour des faits avec les responsables du système éducatif et la gendarmerie, a permis de ramener le calme. Ainsi dès le mardi 21 mai, les activités ont repris de plus belle et les cours au collège moderne ont également repris.

Rappelons que le dimanche 19 mai dernier, alors que Bony Kouamé, se rendait à son lieu de service à Bédiala en provenance de Daloa à bord d’un Badjan, le véhicule est tombé dans une embuscade des coupeurs de route puissamment armés de fusils d’assaut. Ces individus dont on ne connaît pas encore le nombre, attendaient à cet endroit une fourgonnette de poissons de livraisons.

C’est donc, dans ce braquage que l’engin qui transportait le professeur est tombé. Les passagers sont sommés de descendre du véhicule, les malfrats demandent au professeur de leur remettre son sac qui contenait certainement son argent. Chose qu’il aurait refusé. L’homme venait de signer sa mort sans le savoir. Et sans autre forme de procès, l’un des malfrats a tiré à bout portant sur la nuque du professeur, qui a succombé à ses blessures. Il a eu un mort et un blessé au cours de la barbarie des fripouilles.

Il faut noter que ces hors-la-loi qui continuent d’endeuiller des familles sur cette route, connaissent très bien le professeur et ne pas finir avec lui serait un danger permanent pour eux.

KEVIN BAKOU

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