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Dr Assoua Adou (Sg Fpi) : « Aujourd’hui, la démocratie n’existe plus en Côte d’Ivoire »

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Assoa Adou, secrétaire général du Fpi

Une forte délégation du Fpi (Front populaire ivoirien), conduite par son secrétaire général, le ministre Assoa Adou, a eu une importante séance de travail avec le secrétariat exécutif du Pdci-Rda, à la maison dudit parti à Cocody (Abidjan).

Le rapprochement Fpi-Pdci est une réalité. Ce lundi, les 2 partis politiques ont eu une séance de travail, à Cocody. A l’issue des travaux, le ministre Assoa Adou s’est ouvert à la presse. 

« Le Front populaire ivoirien, sur instructions du président Laurent Gbagbo, s’est engagé, depuis janvier, dernier dans une campagne pour la réconciliation nationale. Parce que nous considérons que la réconciliation n’a pas été faite. Et les Ivoiriens, on a l’impression que chacun attends l’autre au tournant. Et le président Gbagbo nous a dit de mener cette campagne. Nous avons écrit à toutes les formations politiques et à beaucoup d’associations dans le pays. Et comme le président Bédié avait demandé au président du secrétariat exécutif, d’aller voir le président Laurent Gbagbo à Bruxelles. A notre retour, il nous a demandé d’aller remercier le président Bédié. 

Aujourd’hui, nous venons rencontrer officiellement le Pdci Rda,  pour montrer, de façon effective, que les Ivoiriens doivent se réconcilier. C’est une urgence d’ailleurs, cette réconciliation-là. Et le Pdci est le premier parti a accepté notre demande de rencontre. Donc, nous sommes venus pour entamer les discussions », a déclaré Assoa Adou. 

Cette rencontre, selon le secrétaire général du Fpi, n’est pas la dernière.  « Nous allons poursuivre les contacts. Nous souhaitons que toutes les formations politiques de Côte d’Ivoire, toutes les grandes organisations de Côte d’Ivoire acceptent cette demande du Front populaire ivoirien, pour qu’on ait les discussions », a-t-il poursuivi, non sans se prononcer sur l’arrestation du ministre Bamba Moriféré. 

« Ce qui est arrivé à Moriféré fait penser à mon cas. Moi, j’étais rentré en novembre 2014, juste pour faire la campagne du président Laurent Gbagbo, concernant le congrès du Front populaire ivoirien. Un soir, à 20h30, ma maison a été cernée par les hommes armés avec des Kalashs, sur les toits, devant les portes. Quand j’ai demandé, vous avez un mandat ? Ils ont dit qu’eux ils n’ont pas besoin de mandat. J’ai été enlevé et j’ai fait quatre ans de prison, dont une bonne partie au camp de Bouaké. 

Heureusement, pour Moriféré, il y a échappé. Il est convoqué pour aller encore répondre. Je souhaite qu’il ne soit pas encore arrêté. Parce que, comme on le dit dans ce pays, il y a la loi et la décision. C’est-à-dire celui qui décide n’a pas besoin de suivre la loi. Ce qui est déplorable et ce que le Fpi dénonce. C’est-à-dire qu’on s’est battu pour avoir la démocratie, aujourd’hui la démocratie n’existe plus en Côte d’Ivoire », a-t-il déploré. 

Pour lui, le pouvoir a lancé une campagne visant à museler l’opposition ivoirienne. « Nous espérons que les autorités vont se ressaisir et permettre à l’opposition de s’exprimer. D’ailleurs c’est dans leur intérêt que l’opposition s’exprime. Ils sauront alors qu’est-ce que veut l’opposition. Or, en ce qui nous concerne nous voulons la paix. Nous ne voulons pas que ce pays soit totalement détruit », a-t-il dit. 

A propos du mariage Fpi-Pdci, le ministre Assoa Adou a dit laisser la latitude aux présidents Bédié et Gbagbo en décider. « Quand deux grandes personnes doivent se rencontrer, nous autres ce n’est pas de notre rôle d’aller leur poser la question. Nous attendons. Si ça se fait nous allons applaudir. Donc on est dans l’attente » a-t-il conclu.

Serge Amany

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