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FAUTEUIL BLANC DU NOUVEAU REVEIL / Guikahué répond aux questions des journalistes : « Tous ceux qui sont partis, sont partis sur aucune base »

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LA MARCHE DU PDCI-RDA DEPUIS SA SORTIE DU RHDP

Cyrille Djédjed (L’Inter)

Je voudrais avoir une clarification sur le président du Conseil économique et social ? Est-il PDCI ou Rhdp ?

Je voudrais dire au journaliste de l’Inter que mon nom, c’est Maurice Kakou Guikahué. Je ne m’appelle pas Charles Koffi Diby. Allez poser la question à Diby. Il est à Abidjan. C’est lui qui doit savoir s’il est PDCI ou RHDP. Si vous ne savez pas où il se trouve, il est à Beverly. Vous pouvez venir nous voir et nous vous dirons où il est. En plus, il est président du Conseil économique et social. Il est donc facilement trouvable.

Armand Dépéyla (Groupe Olympe)

Je voudrais insister sur le dernier départ que le PDCI vient de connaitre. En l’occurrence celui du président du Sénat, Ahoussou Kouadio. Certains ont dit qu’il est allé à la soupe de la République. Est-ce que le PDCI a enquêté pour savoir les vraies raisons du départ de Ahoussou Jeannot. Si oui, quelles sont ces raisons ou ces motivations ?

Vous parlez du dernier départ, d’Ahoussou. Je peux vous dire que nous sommes dans un pays de liberté. C’est ce que Houphouët-Boigny a réussi. Si un matin, tu dis que tu ne vas plus au travail, personne ne viendra te faire de palabre. Si tu décides d’aller à Katiola, tu te retrouveras tout de suite à Katiola et personne ne s’en plaindra.

Chacun est donc libre d’aller et de faire ce qu’il veut. C’est vrai que quand on est ensemble et que quelqu’un vous quitte, ça nous intéresse parce qu’on partage des valeurs. Mais, il n’y a aucune raison fondamentale. Nous parlons de la gestion d’un parti politique. La vraie raison qui peut faire partir quelqu’un d’un parti politique, c’est le cap idéologique. C’est le changement idéologique. Faites l’analyse.

Je viens de vous citer ce à quoi le président Bédié et le PDCI sont attachés. Il y a le dialogue, la tolérance, la paix… Ce sont les bases idéologiques des idéaux du PDCI. Le 6ème Congrès extraordinaire a eu lieu. Et la personne dont vous parlez était le vice-président du Congrès. Et en tant que Secrétaire exécutif, j’ai suivi la rédaction du communiqué final. Les principaux mots de ce communiqué, c’est Ahoussou qui les a placés.

Il n’y a donc pas de problème idéologique. Deuxièmement, après le 16 juillet, le président a convoqué, le 21 juillet à Daoukro, tous les vice-présidents. Vous ne m’avez pas posé une question mais je vais répondre quand même. Tous les vice-présidents étaient présents. Et le président leur a donné ses sentiments.

Il leur a dit que vu la façon dont les choses se déroulaient, il prenait la décision de se retirer de l’accord du 12 avril concernant la création du parti unifié. Les vice-présidents sont intervenus. C’est celui dont vous parlez qui a pris la parole après certains (qui sont ici présents) pour demander ce que dit la loi en Côte d’Ivoire. Est-ce qu’on pouvait faire partie de 2 choses à la fois. Ahoussou a pris la parole pour dire Monsieur le président, on ne peut pas être dans 2 partis politiques à la fois. La loi de 1993 l’interdit.

Ou tu es PDCI ou tu es RHDP. Le président a dit, dans ces conditions, nous prenons la décision. Ce sont les vice-présidents qui ont dit au président Monsieur le président, laissez-nous un temps, on va regarder la question pour vous revenir. C’était en juillet. Et pendant que le président était en attente, c’est une plainte en justice qu’on lui sert. On gagne le procès. Parce que quand le juge dit qu’il est incompétent, c’est que nous avons gagné.

Là encore, on nous sert une autre plainte. C’est cela qui déclenche la réunion du Bureau politique du 24 septembre. Parce que la 2ème plainte voulait qu’on annule les résolutions du 17 juin 2018. Arrivés le 24 septembre à Daoukro, les membres du Bureau politique ont remis le couvert. Une autre plainte le 8 octobre. On a remis le couvert mais on a dit que cette fois-ci, on va à l’organe suprême qui est le Congrès.

C’est comme ça que le Congrès est arrivé. Donc du 21 juillet jusqu’en octobre, il y a eu septembre et octobre et la décision a été prise de se retirer. On était d’accord. Il n’y a donc aucune base. Tous ceux qui sont partis, sont partis sur aucune base. Je ne voulais pas revenir là-dessus. Ils sont partis parce qu’ils voulaient voir ailleurs.

Nous sommes dans un pays de liberté. Il y avait des gens qui les faisaient. Mais ces gens sont venus aujourd’hui à la lumière. Il s’agit des jeunes qui les ont remplacés. Donc nous n’avons pas de problème de personnel.

François Konan (Le Nouveau Réveil)

Beaucoup de ceux qui partent font des reproches à la direction du parti. Pour eux, les choses ne seraient pas bien gérées. Que répondez-vous à ceux-là ?

Concernant la question sur la mauvaise gestion du parti pour ceux qui sont partis. Excusez-moi de dire certaines choses. C’est pour que vous compreniez mieux. Moi qui suis là, Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif du PDCI-Rda, le premier de mes grands supporters s’appelle Daniel Kablan Duncan. J’ai travaillé avec lui en tant que ministre de la Santé, lorsqu’il était Premier ministre.

Il connait mes méthodes de travail. Il m’a toujours félicité et encouragé. Si vous prenez Achi Patrick, chaque année, il envoie des graders profiler les routes de mon village. Ahoussou était mon complice. Tout ce qu’on fait, il est dedans. Même le dernier découpage, il y a participé. Ahoua N’doli, on déjeunait tous les midis ensemble à Aboussouan. Siandou a été mon directeur de campagne à Gagnoa, quand j’étais candidat à la députation.

Il n’y a donc pas de problème précis. Je vais expliquer le problème. Le 17 juin 2018, on convoque un Bureau politique, on demande d’adopter les textes du parti unifié. Un groupe de personnes a dit que nous sommes d’accord pour adopter les textes. Et en le faisant, le PDCI n’existe plus. Ceux-là sont pour la dissolution du parti. Un autre groupe dit que nous on n’adopte pas les textes parce que nous sommes contre la dissolution du PDCI.

Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage. Le problème qui se pose au PDCI aujourd’hui, chacun veut se donner une contenance en l’expliquant. Le problème au PDCI, c’est qu’il y a le groupe de ceux qui veulent que le PDCI disparaisse contre le groupe de ceux qui ne veulent pas que le parti disparaisse.

Et dont le chef de file était le président Bédié aidé par Maurice Kakou Guikahué. C’est ce qui nous sépare. Ne soyez pas inquiets qu’ils quittent le PDCI. En fait, ils quittent quoi ? Ce qu’ils ont voulu que ce soit dissous ? Ça n’existe plus. Il n’y a pas de problème fondamental de gestion du PDCI. J’entends un qui dit que le président Bédié est un autocrate.

Armand Dépeyla (Soir Info)

Ces derniers temps, l’on entend des tractations et des négociations de réconciliation entre le président Bédié et son jeune frère, Alassane Ouattara. Es-ce possible ou bien nous avons atteint le seuil de non-retour ?

Réconciliation Bédié-Ouattara. Il n’y a pas de palabre entre Bédié et Ouattara. Ouattara a son parti qui s’appelle le Rhdp. Bédié a son parti qui s’appelle le Pdci. Au début, nous étions dans le groupement politique et nous sommes sortis sans palabre. Et nous n’avons jamais écrit pour dire que nous allons partager tout ce que nous avions. Nous ne voulons pas parler parce que cela ne sert à rien.

Quand tu veux avoir ta route, il faut y aller. Sinon, si nous voulons  parler, la gouvernance du Président Ouattara, c’est nous tous qui l’avons élu. Moi, j’étais à Gagnoa où j’étais son directeur de campagne. Mais je n’ai pas cité Ouattara sinon les gens n’allaient pas nous voter. Je disais toujours Bédié dit… Donc sans palabre, nous avons quitté le Rhdp parce qu’on ne se sentait plus bien dedans, parce qu’on ne partageait plus les mêmes façons de faire.

Nous nous sommes séparés à l’amiable. Les gens veulent tenter, ils disent que nous voulons nous réconcilier. Mais nous les vrais observateurs du Pdci, nous n’avons jamais vu…C’est pourquoi je dis y a pas palabre.

Le jour que je vois une délégation conduite par Amadou Gon, composée de Kafana, Bictogo, Amadou Soumahoro, qui vont à Daoukro pour dire au président Bédié, qu’est-ce qui se passe entre le président Ouattara et vous, je peux parler de tentative de réconciliation.

Mais, si ce sont les mêmes Duncan et Achi qui retournent là-bas, qu’est-ce qui prouve qu’on les envoie même (rire dans la salle) ? Qu’est-ce qui prouve que les gens les envoient ? Moi, je n’ai pas encore vu un signe de réconciliation comme s’il y avait palabre. Donc, y a pas palabre

Jérôme N’dri (Le Nouveau Réveil)

Vous avez souligné l’identification des militants. Le constat sur le terrain est que les machines d’identification sont en petit nombre. Ce qui fait que dans certaines délégations, il y a des problèmes d’indentification. Alors au niveau du Secrétariat, quelles sont les dispositions qui ont été prises alors que nous sommes à quelques mois de 2020 ?

Identification et le matériel, c’est vrai, je vous ai dit tout à l’heure que nous avons redimensionné les structures de bases. Or quand on redimensionne, la carte porte un certain nombre d’informations. Le nom de la délégation, le nom de la section, le comité de base. Donc si les délégations changent, il faut changer aussi les cartes.

Et comme certains étaient partis, pour éviter les discussions, on a fait de nouvelles cartes. Donc celui qui achète la nouvelle carte, il est un vrai militant du Pdci. Donc, on a mis deux mois, mais ça va reprendre. Ne vous inquiétez pas. Nous étions à 2  machines.

Aujourd’hui nous sommes à 5 et nous allons les multiplier parce que nous avons une forte pression de la base. Donc vous soulevez un vrai problème et nous allons nous donner les moyens.

Diarrassouba Sory (Le Nouveau Réveil)

Beaucoup de personnes pensent que le secrétaire exécutif que vous êtes instrumentalise le président du parti. Vous lui faites signer des documents sans qu’il ne sache véritablement l’enjeu, vous comprenez ce que je veux dire ?

Manipulation, instrumentalisation du président Bédié. Mais ceux qui disent cela n’ont jamais travaillé avec le président Bédié. Instrumentaliser le président Bédié ! Comme c’est un fauteuil blanc et c’est pour moi seul qui répond aux questions, c’est pourquoi, sinon mon grand frère qui est assis en face de moi ( NDLR :Djedjé Mady), qui a été son secrétaire général aurait pu répondre.

C’est pour dire qu’on n’instrumentalise pas le président Bédié. Ce que je peux vous dire, c’est que le président Bédié aime  les hommes d’initiatives. Donc, si tu prends des initiatives, tu lui expliques. Quand il te dit oui, il te laisse agir mais il suit. On ne l’instrumentalise pas. Le président Bédié est très serein. Il est assis à Daoukro mais il est plus informé que nous qui voyageons sur le terrain.

Je vais venir lui expliquer un problème, il est déjà au courant. Donc personne ne l’instrumentalise. C’est ceux qui ont échoué qui le pensent. Si on l’instrumentalise, Adjoumani, Achi, Duncan et Ahoussou allaient réussir la dissolution du Pdci-Rda. Et je sais de quoi je parle. Pendant que nous, les  vice-présidents, on travaillait avec lui dans le bureau,ils rentrent dans la chambre peut-être lorsqu’il a sommeil.

Et c’est là, ils rentrent derrière lui pour présenter les petits papiers. Donc, le président, il lit et dit je suis d’accord mais reviens. Quand ils reviennent et que la réponse n’est pas ce qu’ils souhaitent, on dit que Guikahué est passé par là. C’est eux qui ont instrumentalisé le président mais nous, on a travaillé de façon transparente, claire et technique. Lorsqu’on s’en va, les dossiers sont préparés, argumentés.

On ne passe pas derrière la maison. Nous, on les voyait. Mais souvent, les gens disaient, va voir le président. Le président est libre de recevoir. Mais il sait où on va. Je vais vous dire quelque chose pour parler d’instrumentalisation. Un jour, j’étais chez moi, mon complice de tous les jours qui vient de partir, s’appelle Ahoussou.

Ahoussou, il vient me voir. Et en pleine discussion au comité de haut niveau en mars,il dit que le président vient de me recevoir et je lui ai posé des questions de confiance et le président m’a donné sa réponse de confiance. Je dis, quelles sont ces réponses. Et il me dit que le président dit que le groupement politique, c’est son terminus. Rhdp groupement politique, c’est son terminus.

Je dis est-ce qu’il t’a dit ça ? Il dit comme c’est toi qui es allé poser la question, peut-être il va te dire ça après. Or depuis un an, le président m’avait déjà dit qu’il ne veut pas que le Pdci soit dissous.

Mais tu es allé poser une question de confiance à quelqu’un qui t’a donné une réponse de confiance et tu veux tout faire pour que ça soit dissous. Et si vous n’avez pas réussi, c’est que le président n’est pas manipulable. Donc, on ne peut pas instrumentaliser le président Bédié

Eric Goré (Rti)

Je voudrais savoir ce qu’en est de la gestion des sièges à l’intérieur du pays. Lorsque le Pdci était dans le Rhdp, il se trouvait qu’il partageait les mêmes sièges avec le Rdr. Tout récemment, lors des élections municipales, il y avait des bagarres à l’intérieur du pays autour de certains sièges. Est-ce que cette question est réglée aujourd’hui ou bien ces sièges appartiennent au Rhdp ou bien récupérés par le Pdci ?

Concernant nos sièges, nous avons récupéré nos sièges. Parce que, où les gens voulaient les transformer Rhdp, nous avons récupéré. Le siège de Tanda, nous l’avons récupéré. Il n’y a pas de bagarres.

Les gens voulaient faire des palabres. Je dis dans la vie quand tu n’es pas au pouvoir et vous discutez avec quelqu’un…C’est comme en pays Akan, quand vous faites palabre avec un ancien et qu’on appelle les gens sur la place du village.

Et quand l’on juge et que l’ancien a tort, on dit qu’on l’a mis sur la chaise et on revient demain pour donner le verdict. Mais, si c’est toi le petit qui as tort, ils vont t’engueuler. Donc quand on te met sur la chaise, c’est que tu as raison parce qu’on ne jugera plus l’affaire.

Quand un préfet, dans une zone, dit qu’il met le siège sous scellés et qu’on ne doit pas y aller, cela veut dire que c’est le Pdci qui a raison. Parce que si c’est nous qui avions tort, il allait dire « partez ». Mais s’il ne nous vide pas et il met sous scellés, c’est que c’est le Pdci qui a raison. Donc on a récupéré tous nos sièges. Y a plus de problème.

Olivier Dion (Intelligent d’Abidjan)

Je voudrais revenir sur la situation de la gestion des cadres et élus du Pdci. Il en a qui ont été sanctionnés à un moment donné. Mais certains ont été réintégrés. D’autres, par contre, ne sont pas encore situés sur leur sort. Qu’est-ce que vous avez à dire ?

Le Pdci est un parti. Je suis venu avec les règlements. Le Pdci a connu des mutations. De plus en plus, les militants sont pointus sur le plan intellectuel. Cela ne veut pas dire qu’ils sont plus intelligents que les anciens. Dans le comportement, c’est le monde moderne, c’est les textes. Le Pdci, actuellement, ne fait qu’appliquer les textes.

Nous nous sommes donné des textes. Cette période est l’application des textes. Avant, le président pouvait gérer des affaires. Mais dès qu’un problème se pose net, c’est un Bureau politique qui est convoqué. Bientôt il y aura une réunion du Bureau politique pour faire le bilan de la clarification. Donc, le président va convoquer les gens pour leur poser des questions.

La marche du parti actuellement et le Bureau politique va donner des orientations. Car le Bureau politique est l’organe d’exécution de décisions du Congrès entre deux Congrès. Alors, il faut l’interroger de plus en plus. Donc, ceux qui se plaignent, qu’ils lisent bien les textes. C’est parce qu’ils méritaient d’être sanctionnés.

Le président et le Secrétariat exécutif ne sanctionnent pas. C’est le Conseil de discipline qui sanctionne. Chacun joue son rôle. Mais le président peut prendre des grâces sinon c’est le rôle du Conseil de discipline. Donc actuellement, le parti fonctionne comme il devait fonctionner.

Il y en a qui disent que le président est autocrate ?

Si le Président Bédié était autocrate, il aurait dissous le Pdci. Parce tous ceux qui sont partis entraient dans sa chambre et glissaient des petits papiers. Mais quand ils sortent, le Président Bédié convoque un Bureau politique. Quelqu’un qui fonctionne par Bureau politique, par Congrès, c’est le plus grand démocrate.

S’il  les avait suivis, il aurait été autocrate. C’est-à-dire qu’il aurait pris des décisions  souvent contre la base. Or, la base n’était pas pour la dissolution du Pdci  et c’est ce qu’il a fait.  Je vous l’ai dit dans mes propos liminaires  que nous sommes très heureux  car le siège du parti est  plus  fréquenté plus qu’avant.

Puisque  généralement, ils se retrouvent maintenant.  Et ils  nous disent, votre histoire de Rhdp, ils n’étaient pas dedans. Aujourd’hui, nous n’avons pas de problème de personnes. Aujourd’hui, notre préoccupation, c’est de voir  comment encadrer ces nombreux militants.

Il n’y a donc pas de problème idéologique ni de problème particulier de gouvernance. Jusqu’au  17 juin 2018, personne n’est jamais  venu me voir pour me dire que  vous gérez mal. Au contraire, ce sont des satisfécits. J’ai eu un mois de discussions  avec tous ceux-là pour que j’accepte  la dissolution du Pdci. J’ai dit non.

Premièrement, même si je voulais, je ne peux pas l’accepter  parce  que j’ai été  président du Meeci. Si Houphouët a créé  une école du parti, c’est pour  que le parti soit pérenne. Si Jules Vernes n’avait pas créé l’école, l’instruction allait s’arrêter. Mais, si on crée une école, c’est pour ne pas que  ça  disparaisse. Pourquoi moi qui ai été directeur de cette école, je  suis  là  et puis on va parler de disparition du Pdci.

Deuxièmement. J’ai un vécu. Dernier médecin du président Houphouët, il y a des choses qu’il  m’a laissées. Je leur ai  expliqué  cela et je leur ai dit de ne pas tenter  de parler de dissolution du Pdci, sinon ils auront honte. Le jour où vous allez toucher à leur Pdci-là, vous allez les entendre. Je leur ai même dit  que le Pdci est un parti unifié.

C’est la convergence de plusieurs partis. Il y en a qui sont sortis en 90. Il y a des gens qui y sont restés. Pour parler de dissolution du Pdci,  il faut faire un référendum. Parce que personne  ne peut se lever pour parler de dissolution.

Parce que le Pdci appartient à toute la Côte d’Ivoire. C’est ça la  réalité. En résumé, il n’y a aucun problème. Eux ont voulu que le Pdci soit dissous et nous avons dit niet. Voici le problème. Ceux qui veulent la dissolution du Pdci contre ceux qui y sont opposés.

Et comme nous sommes en démocratie, ceux qui ne veulent pas étant plus  nombreux et eux n’étant pas démocrates, ils ont refusé de se ranger et ont préféré  partir. On leur souhaite bon vent.

LA VIE DU PDCI-RDA APRES LE 6EME CONGRES EXTRAORDINAIRE

Kobrissa (AFP)

Pour la paix, le PDCI a fait beaucoup de sacrifices. 600 mille voix ont été spoliées au PDCI, l’Appel de Daoukro et aujourd’hui le PDCI quitte sous toutes ses formes le RHDP. Est-ce que le PDCI peut nous dire si la paix est définitivement revenue pour 2020 ?

Le président est un stratège, il a vu  qu’en ce moment, il y avait trop de germes de guerre. Nous, nous travaillons dans  le sens de la paix et nous n’entreprenons rien  qui puisse  entraver la paix. Et j’ai dit à la fin de mes propos liminaires que nous avons une plateforme (on y reviendra).C‘est justement pour avoir la paix que le 6è  congrès a mis l’accent la dessus.

Eric Goré (RTI)

Depuis la sortie du PDCI du RHDP, comment le parti arrive à marcher sans le soutien du RHDP ?

D’abord, je voulais parler de finances. Le premier président du directoire du Rhdp est dans cette salle. Ce n’est pas le  Rhdp qui finançait le PDCI. Le Pdci reçoit des subventions de l’Etat en tant que Parti politique qui a des élus. Plus  les cotisations des militants.

Et chaque fois  qu’il yavait une activité du Rhdp, on levait des cotisations  au prorata du nombre d’élus du parti. Dans ce partage des cotisations, le Rdr et le Pdci avaient  la même part et les autres un peu moins. Donc, sortir du Rhdp ne  nous posait aucun problème car le Rhdp ne  nous a jamais donné l’argent. 

Autrement dit, sortir du Rhdp ne nous enlève rien au plan financier. Est-ce que  vous avez vu  qu’on maigrit ? On se porte bien. Donc, ce n’est pas un problème de finances.  C’est un problème  structurel, de jalousie, de sauvegarde de la survie  du Pdci Rda.

JBK (Le nouveau Réveil)

Le Secrétaire Exécutif a dit que désormais le PDCI ne compte que de cadres vaillants et intrépides. Est-ce à dire que nous sommes à la fin de la saignée ?

S’agissant de la saignée, dans tous les cas, nous aussi, nous recevons.  Nous avons reçu  un député du Rdr. Ils sont au pouvoir mais il a décidé de venir au Pdci. Il est dans notre groupe parlementaire. C’est donc un mouvement dans les deux sens. Quand ça va,ça vient.

Pour l’heure, on ne sait pas qui va partir mais avec ce que j’apprends, je pense que  c’est stabilisé. Parce qu’il y a des personnes  dont on a fait la  promotion. Si vous êtes journalistes,regardez les  réseaux sociaux.

Diarrassouba Sory (Le Nouveau Réveil)

Tout le monde sait que la Communication est très importante. Grâce à la communication, un parti peut aller, de façon victorieuse, à une élection. Comment mesurez-vous le poids de la communication au niveau du PDCI-RDA ? Est-ce que vous avez les hommes et les moyens pour être dans les perspectives des élections de 2020 ?

Oui. On a toujours décrié la Communication qui est le ventre mou du Pdci,  mais ces derniers temps, nous avons pris le taureau par les cornes. Et nous avons décidé de changer les choses. Regardez. Cela ne va pas être spectaculaire.

On s’est donné les moyens. Aujourd’hui, nous avons une équipe télé Pdci avec une équipe et ses cameras et nous sommes en train d’achever le studio de la télévision du Pdci à la maison du parti. Il ya d’autres télévisions privées  qui soutiennent le Pdci et nous avons une agence de  communication.

Nous nous donnons  les moyens. Nous  avons des journaux comme le Nouveau Réveil. Et  puis dans la clarification, vous me donnez  l’occasion de féliciter le président Fondateur qui est dans le camp de ceux qui ne veulent  pas la dissolution du PDCI.  Lui, il n’a pas  bavardé. D’autres  ont dit qu’ils ne sont pas nés avec les postes mais quand poste est arrivé, ils sont partis.

Mais à lui, ils lui ont dit, tu restes Pca en étant dans notre camp. Il n’a  pas fait de discours. Un matin, on apprend qu’il a refusé. C’est çà les grands hommes ! On ne bavarde pas. Il est parti et il s’est mis à la disposition du Pdci.

C’est donc dire que  notre  communication sera renforcée. Nous avons les hommes et nous allons nous donner les moyens. Vous allez  voir que la communication va changer et d’ailleurs a commencé à changer.

Téninbê Ousmane (Générations nouvelles)

Je veux parler du Logo du Pdci Rda qui est incorporé dans celui du Rhdp. Est-ce que le Pdci-Rda a abandonné la bataille pour la récupération de son logo, à quel niveau sommes-nous dans cette bataille ?

En ce qui concerne le logo du Pdci-Rda, nous n’avons pas abandonné. Mais souffrez que je ne vous dise pas à quel stade nous sommes pour ne pas alerter nos adversaires.

Robert Krassault (Notre Voie)

Récemment, le Pdci Rda a reçu des gens se réclamant du Fpi de la tendance Gbagbo, et lors des élections législative et municipale, on a vu le Pdci aller aux élections avec le Fpi dirigé par Pascal Affi N’guessan. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui se passe ?

Le Pdci Rda ne s’immisce pas dans les affaires des autres partis politiques. Et vous-même, Krassault, quand vous me posez la question, vous dites Fpi tendance Gbagbo, Fpi tendance Affi. Donc vous-même vous avez tout dit. Nous on parle avec le Fpi. Moi en tant que scientifique, il y a Fpi Gbagbo, Fpi Affi, donc le Fpi est en facteur.

Donc les deux sont Fpi. Ce qui nous intéresse, c’est le parti Fpi. Et nous sommes dans une phase de réconciliation. Le président Bédié a décidé de faire la réconciliation, vous dites que le président Bédié pourfendait Gbagbo, mais vous êtes en Côte d’Ivoire. Moi-même qui suis au micro, vous savez mes relations avec le Fpi.

Les mauvaises choses qu’on s’est faites, mais c’est moi qui étais chef de délégation pour aller croiser Gbagbo. Donc, nous sommes dans une nouvelle dynamique de réconciliation, il faut qu’on tourne la page du passé. Peut-être que vous ne vous en rendez pas compte, la Côte d’Ivoire a des problèmes.

La Côte d’Ivoire,à la finale de la coupe d’Afrique en Guinée Equatoriale, Drogba rate le penalty, on perd la coupe et le soir à Abidjan, Yopougon danse, Blockhaus sort les fanfares. Est-ce que ça, c’est un pays ? Un pays qui perd la coupe d’Afrique et il en a qui fêtent parce qu’on a perdu.

Donc ce sont des faits marquants, ce sont des faits profonds. Un chauffeur de Gbaka à Beoumi fait palabre avec un taxi moto. Ce sont des faits banals, ce sont des choses qu’on voit toujours à Dioulabougou. Mais cela entraine des sorties de kalaches, 14 morts. Houphouët-Boigny nous a dit on ne se bat pas au chevet d’une mère malade. La Côte d’Ivoire est malade.

Il faut aller à l’essentiel parce que c’est la Côte d’Ivoire qui est en jeu. Le président Bédié a décidé d’aller à la réconciliation avec tout le monde. Nous ne trions pas. C’est pourquoi la plateforme est non idéologique, il n’y a pas gauche, il n’y a pas droite. Des partis politiques, des forces vives y compris des personnalités.

LE PDCI-RDA ET LA NOUVELLE PLATEFORME DE L’OPPOSITION

Lance Touré (Le Nouveau Réveil)

Nombreux sont les militants qui s’interrogent sur cette nouvelle plateforme que vous avez décidé de mettre en place avec le Fpi. Parce que le Président Henri Konan Bédié, on le sait, à plusieurs reprises, avait toujours décliné une alliance avec le Fpi, il ne manquait pas de fustiger même le Président Laurent Gbagbo dans sa gestion et le taxer d’avoir les mains ensanglantées. Qu’est-ce qui explique aujourd’hui que ce même Pdci décide de mettre en place une plateforme avec le Fpi ?

Eric Goré (Rti)

On parle de la nouvelle plateforme sans connaître qui en est le président, est-ce qu’il y aura des élections pour désigner le président de cette plateforme ? Est-ce que cette Plateforme est un autre Rhdp qui veut être à la tête de l’Etat ?

Martial Alaté (lereveil.net)

Une Plateforme non idéologique pour quel objectif ?

On a dit qu’on fait une plateforme non idéologique des forces vives de la nation, dans une volonté de rassemblement pour sauver la démocratie. Et le premier point, c’est de faire face à la déstabilisation des partis politiques. Parce que les partis politiques concourent à l’expression de la démocratie.

C’est constitutionnel. Deuxièmement on se met ensemble pour réformer la Cei, parce que si la Cei est reformée et qu’on a des élections transparentes sans suspicion, on va à la paix. J’ai parlé de la carte nationale d’identité, aujourd’hui il y a la paupérisation, les produits agricoles ne sont pas bien payés.

Tout le monde a sa carte d’identité qui périme fin juin, 6 millions de personnes. On a fait l’évaluation, il y a 6 millions de personnes qui auront 16 ans, donc cela fait 12 millions de personnes dont il faut faire les cartes d’identité en un an parce qu’ils doivent voter. A partir de fin juin 2020, on n’inscrit plus quelqu’un sur la liste électorale. Donc il faut avoir sa carte d’identité avant ça pour être sur la liste.

En un an, de juin 2019 à juin 2020, on doit fabriquer 12 millions de cartes d’identité. J’ai calculé, cela fait 32.000 cartes d’identité par jour sans s’arrêter samedi et dimanche. Ce n’’est pas faisable. Nous aussi, sur cette plateforme, on s’est saisi de la question pour dire qu’il faut proroger la date des nouvelles cartes d’identité pour qu’on ne fasse pas que pour les 6 millions.

Et deuxièmement, il faut que ces cartes d’identité soient données gratuitement comme au Sénégal. Au Sénégal, on a fait les 6 premiers mois gratuits. Si tu viens après, la période est passée. Au Ghana, c’est permanent. L’acte de naissance, le certificat de nationalité sont gratuits pour faire la carte d’identité. Donc le jugement, le certificat de nationalité, la carte d’identité c’est cadeau au Ghana, juste à côté de nous.

Donc si ces problèmes-là sont réglés, ce n’est pas la paix qui se construit ? C’est pour cela que nous avons fait cette plateforme, ce n’est pas une plateforme électorale où chacun se fait dissoudre. On ne peut pas refuser dissolution dans Rhdp et accepter la dissolution du Fpi. Chaque parti politique est autonome et nous discutons parce que nous sommes dans l’opposition, nous discutons ensemble pour faire bouger les lignes, pour que la paix soit construite.

Maintenant dans le cadre de la réconciliation nationale, le Président Bédié a un projet très grand de réconciliation des fils et filles de la Côte d’Ivoire. Et Affi et Gbagbo sont des fils de la Côte d’Ivoire, dans ce grand système, on peut aller aussi à la réconciliation au Fpi.

Diarrasouba Sory (le Nouveau Réveil)

Récemment, vous avez conduit une délégation à Bruxelles, la composition de cette délégation a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Pouvons-nous savoir les critères qui ont milité en faveur de la composition de cette délégation, surtout que les gens n’ont pas vu le Ministre Billon, secrétaire exécutif en charge de la communication, le maire Akossi Bendjo qui vit en France. Qu’est-ce qui s’est passé pour que les gens voient cette délégation telle que composée ?

Un chef, quand il décide, on ne lui demande pas pourquoi il a décidé. Quand il décide, il en sait les raisons. Peut-être que vous ne lisez pas les choses. La veille de notre départ, le Président Bédié a reçu les chefs du sud, il a dit les Atchan, si vous allez rencontrer le président, parlez-lui du retour de votre fils Akossi Bendjo.

Est-ce qu’il ne l’a pas dit ? Et pendant que tu cherches à le faire venir, tu l’envoies chez Gbagbo, est-ce que c’est logique? Il faut le protéger. On ne dit pas tout. Et en plus pourquoi sommes-nous partis. Nous ne sommes pas partis pour parler de politique avec Gbagbo, il n’en a pas le droit. Le président Bédié nous a envoyés pour aller saluer Gbagbo, pour lui donner sa compassion et la compassion du Pdci.

Dire qu’on se réjouit qu’on l’ait acquitté et qu’il retourne en Côte d’Ivoire pour vivre en Côte d’Ivoire comme tous les Ivoiriens. Est-ce que pour ça, on a besoin d’envoyer une délégation ? Le président même pouvait envoyer son neveu Lambert pour aller le faire.

Au retour, j’ai dit au président merci de m’avoir désigné pour conduire cette délégation. Notre rencontre était chargée d’émotion de la part de Gbagbo et de moi-même. On s’est parlé. Quand j’ai dit au président, je comprends pourquoi vous m’avez choisi, il a commencé à tirer son cigare.

Le président a fait la délégation, donc laissez-le ce choix. Gbagbo y est encore, ce ne sont pas les contacts qui vont manquer. Il nous a dit vous avez bien fait de venir mais en retour, je vous envoie Assoa Adou pour aller saluer le Président Bédié. Donc est-ce que la mission a été une réussite ou n’a pas été une réussite ? Elle a été une réussite, donc avançons.

LE PDCI-RDA ET LES PERSPECTIVES

Diarrassouba Sory (Le nouveau réveil)

Une autre question liée à la gouvernance du Pdci. Beaucoup se plaignent que la gouvernance pose problème. Trois noms reviennent à chaque fois, des noms qui sont brocardés, Il y a vous-même, Djénébou Zongo et N’dri Narcisse. Pourquoi c’est toujours vous qui êtes cités comme ceux qui dirigent le Pdci à la place du président Henri Konan Bédié ?

Deuxièmement, la question concernant Narcisse, Djénébou, Guikahué, ce sont des intoxications des déserteurs. Narcisse est le directeur de Cabinet du président Bédié. Peut-être c’est parce que Narcisse est plus dynamique que vous le voyez plus.

C’est le tempérament de chacun mais c’est le rôle qu’un directeur de cabinet joue. Djénébou est conseillère chargée de la Communication. Elle est omniprésente. Elle était partie avec nous à Bruxelles dans un esprit de communication. Le président Gbagbo, content, lui a demandé de bien faire l’enregistrement et le balancer sur le Net.

Malheureusement, il ne peut pas prendre photo avec quelqu’un parce qu’il est sous astreinte. Il est soumis à la liberté conditionnelle. Il ne faut pas que les militants du Pdci se laissent intoxiquer. A Bruxelles, Gbagbo nous a dit que c’est en cheminant qu’on améliore la démarche, donc n’allez pas trop vite en besogne.

On a fait une plateforme pour discuter des dossiers qui engagent la vie de la nation. Ce n’est pas une alliance qu’on a faite pour le Rhdp. Le Pdci a pris son indépendance pour jouir de sa souveraineté. Il est maintenaient libre de mettre ses militants en mouvement. La dernière fois, les gens ont dit que Gbagbo a insulté Houphouët et puis le Pdci le salue.

Houphouët dont ils parlent a lancé deux appels dont un a été fait en 1951 et l’autre en 1956. Mais il est allé en indépendance avec ceux qui l’insultaient. Il est parti avec ceux qui étaient contre lui et l’insultaient. La Côte d’Ivoire n’a pas toujours eu un parti unique. Houphouët-Boigny a pris tout le monde et les a tous mis au Gouvernement. Donc, l’houphouëtisme, c’est le pardon.

Donc Bédié est sur la bonne voie de Houphouët-Boigny. Donc, ceux qui disent cela sont des faux houphouëtistes. Ce même Gbagbo qui a insulté Houphouët, Ahoussou Kouadio était son ministre. Adjoumani était son ministre. Est-ce aujourd’hui qu’il a insulté Houphouët ? J’étais fâché avec Gbagbo.

Il voulait me décorer, j’ai refusé sa médaille. Aujourd’hui, après réflexion et voyant où va le pays, on a laissé tout cela. Je suis allé saluer Gbagbo et je suis heureux de m’être réconcilié avec lui. Donc, ceux qui disent qu’on n’aime pas Gbagbo, ils ont été son ministre. Il a même donné de l’argent à certains. Quand ça va chauffer, je vais dire les noms de ces personnes et les montants qu’ils ont reçus.

Toussain N’gotta (Lg info)

A 17 mois de la présidentielle 2020, qui sera le candidat du Pdci-Rda? Est-ce que le président Henri Konan Bédié sera président ou pas?

Est-ce que le président Bédié est présidentiable?

Oui, Bédié est présidentiable, au regard de la Constitution. Quand on dit présidentiable, c’est celui qui remplit les conditions pour être candidat à la présidence. Je voudrais qu’on évacue ceci d’abord. 

Je vous ai dit que le redimensionnement est d’abord le premier acte de préparation de la convention. Vous venez de parler abondamment de ceux qui ont quitté le Pdci. Nous sommes en train de nous réorganiser, nous compter, nous mobiliser pour faire fonctionner le parti et le rendre conquérant. En tant que journalistes, ne soyez pas pressés.

Le jour de la convention va arriver mais pour l’instant, nous sommes en train de préparer le parti à aller à une convention réussie. Nous allons pour gagner les élections de 2020. Ce n’est pas pour aller s’amuser. Nous les exécutifs, sommes sur le terrain, sommes en train d’exécuter les instructions du président du parti pour rendre le parti dynamique, conquérant pour qu’il aille aux élections.

On ne va pas aux élections n’importe comment. En 2013, le Congrès a confié au président Bédié de ramener le pouvoir d’Etat en 2015 avec un militant actif. Après une analyse de la situation par le président, il a lancé un appel en demandant de décaler cette échéance. La candidature en 2020 demeure un impératif qui est non négociable.

Donc que  l’on laisse le président Bédié et que l’on arrête de polluer l’environnement. Que le président rentre en méditation, qu’il analyse et qu’il nous sorte un schéma qui va faire gagner les élections.

Mais dans tous les cas, quel que soit le militant du Pdci qui veut être candidat, il ne pourra jamais réussir s’il n’a pas l’onction du président Henri Konan Bédié.

Quand le bureau  politique va communiquer la date  de la convention et le thème, vous pouvez courir pour venir vers moi pour me demander qui nous allons choisir pour la présidentielle. Nous préparons donc la convention et le président Bédié est au laboratoire. Il réfléchit.

Armand Dépeyla (Soir Info)

Un journal panafricain, très bien informé, a présenté récemment ceux qui, pour lui, pourraient être candidat du Pdci. Il a montré des portraits robot, des portraits identifiés, des portraits types dont Jean-Louis Billon et autres. Est-ce que ces documents présentés par ce journal reflètent la réalité au Pdci ?

Après Jean-Louis qui d’autre encore Jeune Afrique a désigné comme prochain candidat du Pdci-Rda ? Vous savez, ce sont les journalistes eux-mêmes qui font la politique-fiction. Pour l’instant, en ce qui me concerne, je suis un homme de devoir.

On m’a demandé de mettre le Pdci en ordre de bataille pour aller prendre le pouvoir  et c’est ce que je suis en train de faire et, il faut que je réussisse. Ce qu’on m’a demandé de faire, c’est ce que je fais. Donc la candidature je n’y pense même pas.

Car s’il n’y a pas un Pdci fort bien organisé, tu as beau être candidat, cela n’aboutira pas. Vous avez insisté sur les moyens humains et cela est important. Oui  l’argent est important, mais il n’y a pas que l’argent, il faut des hommes convaincus car l’argent sert à mener une politique mais ne peut pas organiser des meetings.

Donc il faut avoir des hommes bien convaincus et ensuite l’argent vient accompagner cela.  En ce qui me concerne, moi je prépare le Pdci à être conquérant pour prendre le pouvoir, c’est la mission qu’on m’a confiée. Et je l’ai déjà dit à une interview que j’ai confié ma carrière politique au président Henri Konan Bédié.

JB Kouadio (Le Nouveau Réveil)

Que répondez-vous à ceux qui disent que 2020 est déjà plié, géré et bouclé?

2020 c’est bouclé, c’est géré. Vous-même, vous avez dit qu’on nous distrait. Donc vous avez répondu en partie à la question. Un match Asec-Africa, est-ce que vous voyez l’Asec aller dire dans les journaux qu’il va perdre le match ? Non, ils diront qu’ils vont gagner. Mais j’ai répondu que ce sera digéré, débouclé et déplié. Donc chacun met sa force pour aller faire peur à son adversaire.

Eric Goré (RTI)

Monsieur le secrétaire exécutif, quels sont les critères qu’il faut pour être candidat du Pdci-Rda en 2020?

Il faut être militant actif du Pdci-Rda. Maintenant, c’est à la convention de dire qui est militant actif. Celui qui sera choisi, c’est que c’est lui qui est actif. 

Fabrice Tété (Le temps)

2020 approche à grands pas, il y a le climat sécuritaire. Le découpage électoral n’est pas celui que vous souhaitez. La Cei n’est pas encore  comme celle que vous souhaitez. Est-ce que toutes les conditions sont réunies pour les élections de 2020?

Nous sommes en train de travailler sur la Cei pour remplir les conditions. Nous réclamons un dialogue plus grand avec tout l’environnement électoral : code électoral, le découpage, le Conseil constitutionnel… C’est ce sur quoi nous sommes en train de discuter.

Le gouvernement parle de recomposition, ce n’est pas cela le problème des Ivoiriens. La Cour africaine a dit de modifier la loi sur la Cei. Quand on demande de modifier une loi, il y a plusieurs chapitres : Composition, attributions et fonctionnement.

Pourquoi vous arrêter à organisation et vous ne voulez pas de l’attribution et du fonctionnement ? Cela veut dire que la loi n’est pas modifiée. La Cour n’a jamais dit de recomposer mais de modifier. Les conditions seront créées pour l’orgueil du président lui-même.

C’est un ancien du Fonds monétaire international, c’est un technocrate qui a travaillé dans les grandes institutions. Il ne peut pas être candidat et on va dire qu’il n’a pas organisé les élections. Ce n’est pas bon pour lui. C’est pour cela que de temps en temps, il faut qu’il ouvre les yeux.

Un jour, quelqu’un m’a posé une question et vous avez eu du scrupule et vous n’avez pas voulu poser cette question. La personne m’a dit, toi Guikahué, c’est parce que le président Ouattara ne t’a pas nommé, c’est pourquoi tu es dur.

Sinon s’il t’avait nommé,  tu serais devenu unifié. Je lui ai dit non. Mes amis qui ont fait le Meeci avec moi me connaissent. Moi j’ai eu la chance d’être chef de classe de la 6ème à la 5ème année de médecine, donc je sais parler aux gens et je sais dire ce qu’il faut.

Certains des cadres de votre parti  qui ont rejoint le Rhdp décrient  votre gestion du Pdci-Rda. Que répondriez-vous à ceux-ci ?

Nous parlons au président mais nous ne sommes pas obligés de mettre cela dans un journal. Mais quand  nous nous sommes réunis en février chez Duncan, en présence du doyen Ouassénan Koné, que nous avions décidé que je porte la parole du Pdci, j’ai dit que nous pouvons faire tout mais, nous ne devrions pas parler de dissolution du ¨Pdci-Rda, C’était cela notre position.

Mais si  ces gens qui sont de  l’autre côté aujourd’hui et qui étaient à cette réunion, étaient  allés dire au président Ouattara qu’ils sortaient d’une réunion, et  que, le Pdci dit par la bouche de Guikahué, qu’il n’est  pas pour la dissolution, le président Ouattara aurait changé de fusil d’épaule.

Mais ils sont allés plutôt  mépriser  Guikahué en disant que ce n’est pas Bédié qui a parlé mais c’est Guikahué. C’est là qu’est née l’histoire du micro. Je voudrais dire aux femmes de l’Ufpdci, que si moi je sors quelque chose de la bouche, c’est la pensée de Bédié. Les propos liminaires que j’ai lus aujourd’hui ont fait deux jours chez le président Bédié  pour qu’il les valide avant que je ne le lise.

C’est comme cela que  je travaille avec lui. Même si c’est demi page, il doit la valider d’abord car c’est lui le chef du parti et il est informé de façon transparente de tout ce que je fais. Deuxième occasion, le bureau politique du 17 juin 2018, offensive, résistance. Ils sortent de ce bureau politique et  ils vont dire au président Ouattara que ce sont les badauds qui ont été mobilisés à ce bureau politique pour les huer.

Ils n’ont pas  eu le courage de dire au président de la république que d’où ils venaient  là, c’était  dur là-bas. Ils auraient pu dire au président de la République  qu’ils vont travailler le terrain pour repartir à l’assaut quand tout sera mûr. Donc que le président de la république ouvre les yeux. Car nous autres quand nous parlons, ils font du brouhaha pour ne pas qu’il nous entende.

Qu’il commence à dissiper le brouhaha pour nous écouter aussi. S’ils m’avaient écouté à deux reprises, ils seraient allés loin. Aujourd’hui tout le monde se rend compte que c’est le président Henri Konan Bédi qui ne veut pas de la dissolution du Pdci-Rda.

Mais il y a longtemps que le président ne veut pas de la dissolution du Pdci. Quant  au 70ème anniversaire du Pdci, devant l’Etoile du Sud à Treichville, sur le boulevard Giscard d’Estaing, devant tous les représentants du Rdr venus de partout, et le président Bédié a dit  « Si même nous le voulons, nous ne pouvons pas dissoudre le Pdci ».

Il y a trois ans  de cela qu’il l’a dit. Ou bien quand le président parle, ils n’écoutent  pas et ils veulent écouter ce qui est bien dans leurs oreilles. Donc on lui aurait dit qu’il n’aurait pas dû souffrir. Lui, le président de la république, qui était au Fmi, qui a fait des  ajustements structurels, qui a fait des  conditionnalités, il ne peut être président et puis l’on dira que la Côte d’Ivoire a raté une élection.

Cela n’est pas bon. Donc monsieur le président, faites en sorte que la Cei change et que nous allions à des élections apaisées pour votre bonne image.

LE GROUPE PARLEMENTAIRE PDCI-RDA

Cyrile DjédjED (L’Inter)

Je voudrais demander au professeur Kakou Gukahué s’il peut nous faire le point des discussions sur la Cei avec le pouvoir?

Les 3 groupes parlementaires de l’opposition boycottent les sessions parlementaires. Ne pensez-vous pas que ces boycotts seront préjudiciables pour les populations que vous représentez?

Les gens veulent compliquer ce qui est simple. Il y a  une coutume à l’Assemblée Nationale qu’on appelle les usages parlementaires. Dès le retour au multipartisme, il y a eu  les groupes parlementaires qui sont nés. Le président Bédié était président de l’Assemblée Nationale en 1990.

Le Fpi a eu 9 députés et la loi disait qu’il fallait avoir dix députés pour avoir un groupe parlementaire. Mais le Pdci-Rda qui voulait que l’opposition s’exprime a rabaissé  le nombre de députés à 8 pour que le Fpi ait un groupe parlementaire. A 8 députés, le Fpi avait un vice-président et un secrétaire.

Et nous étions à 96% dans l’Assemblée. Le président Bédié est parti et le président Richard Donwahi est venu. Le Fpi et le Rdr, dans le front républicain ayant boycotté les élections n’ont pas voulu voter Donwahi. Donc à   l’élection de Donwahi, le Fpi et le Rdr n’étaient pas présents.

Donc ce n’est pas la première fois que tous les groupes parlementaires ne votent pas un président à l’Assemblée Nationale. Mais malgré cela, Donwahi leur a réservé leur poste au sein du bureau  selon le quota, c’est-à-dire leur nombre. Et le jour, ils sont revenus, ils ont intégré le bureau. Après Donwahi, c’est le président Brou Emile qui est arrivé  et c’est la même chose qui s’est passée.

Idem pour le président Mamadou Coulibaly. Soro Guillaume est venu, à deux reprises et c’est la même chose qui s’est passée. Et voilà qu’Amadou Soumahoro prend la présidence de l’Assemblée Nationale et il veut tout changer. C’est cela  qui est le problème. Alors que l’article 100 de la constitution dit que les droits de l’opposition parlementaire sont garantis par leur présence adéquate et effective au bureau de l’Assemblée Nationale.

Donc nous avons les droits qui sont garantis. Et les articles 6 et 8 l’Assemblée Nationale disent que le bureau de l’Assemblée Nationale doit être le reflet de la configuration politique de l’Assemblée Nationale. Reflet veut dire le miroir, configuration, il y a  un mot figure, en anglais, cela veut dire chiffre. Cela voudrait dire quel est l’impact de chaque groupe sur l’Assemblée Nationale, quel est son quota, son poids politique. Or notre poids politique nous amène à 11 postes les trois groupes parlementaires.

7 postes pour le Pdci-Rda, 3 vice-présidents, 3 secrétaires ;  1 questeur ; 1 président et 1 secrétaire  pour le groupe Rassemblement, 1 président et 1 secrétaire pour Vox populi. Aussi simple  que cela. Pourquoi donc le président de l’Assemblée Nationale veut compliquer ce qui est  simple. Voici la pompe de discorde. Nous avons donc boycotté la séance  en commission par protestation.

Aujourd’hui, nos députés sont à l’Assemblée Nationale.  Nous avons dit à Amadou Soumahoro de prendre ses bureaux. Que ce soit le bureau de l’Assemblée Nationale, que ce soit les bureaux des commissions,  nous n’entrerons pas dedans si cela ne reflète pas la configuration politique de l’Assemblée Nationale.

Dans les commissions, avec 67 députés, le Pdci a son poids. Nous avons donc   droit à deux présidents de commissions, deux vice-présidents de commissions, deux secrétaires de commissions, deux rapporteurs de commissions et deux rapporteurs adjoints de commissions.  C’est notre poids.

Quand nous avions 89 députés, nous avions 16 postes dans les bureaux des  commissions. Aujourd’hui, nous avons droit à 10 postes. Nous n’avions  pas fait de palabres. Nous avons calculé et remis à Soumahoro.

Avant, nous étions 9 dans le bureau et nous avons dit que maintenant nous voulons être 7 membres parce que nous avons perdu 20 députés. Il a engagé une médiation et cette médiation conduite par l’Union africaine a échoué. Donc nous ne sommes pas dans son bureau.

Qu’en est-il des députés Pdci-Rda qui ont été cooptés dans le bureau de l’Assemblée Nationale ?

Il n’y a pas de députés Pdci-Rda dans le bureau de l’Assemblée Nationale. Mme Camara Julienne et Mme Attoungbré ont écrit pour dire qu’elles ne sont plus membres du bureau. Le député Gozé est resté, mais il n’est plus membre du groupe parlementaire Pdci-Rda.

Même si nous ne sommes pas dans les bureaux, mais nous participons aux travaux en commissions parce que les Ivoiriens nous ont élus pour discuter. Je voudrais dire que rien n’est perdu pour la  nouvelle loi sur le mariage qui a été discutée en commission.

Il y aura une réunion d’adoption des rapports des textes et il y aura la plénière. Ils nous trouveront à la plénière. Donc il ne faudrait pas que les Ivoiriens s’inquiètent. Nous avons parmi nous des gens qui ont 22 et 27 ans à l’Assemblée et nous savons où nous allons. Donc ne vous inquiétez pas outre mesure.

Elvis Gouza (Ivoire Média.Com)

Je voudrais rebondir sur la question du confrère de Le Temps. Il a énuméré un certain nombre de problèmes. Je voudrais demander si le Pdci ne souhaiterait pas boycotter les élections de 2020?

Le Pdci n’a jamais dit qu’il va boycotter les élections. On créera les conditions pour qu’il y ait des élections. Il faut créer les conditions.

Philibert (Expression)

Bédié est-il présidentiable ?

Oui, le président Bédié est présidentiable au regard de la Constitution.

Eric Goré (RTI)

Monsieur le secrétaire exécutif, quels sont les critères qu’il faut pour être candidat du Pdci-Rda en 2020?

On a parlé de la plateforme, des mouvements, des partis politiques mais on n’a pas fait mention de Guillaume Soro qui avait été accueilli en fanfare à Daoukro, lorsqu’il s’était retiré du Rhdp? Fait-il partie de la plateforme?

Soro est dans la plateforme parce que le Raci qui est son parti est dans la plateforme ainsi que le parti de Félicien Sékongo. Ce sont deux partis proches de Soro qui sont dans la plateforme. Donc Soro  fait bel et bien partie de la plateforme.

Il n’a pas signé le texte de loi sur la Cei malgré la présence de Mme Bamba Affoussiata parce que le Raci n’était pas encore devenu parti politique. Entre-temps, ils sont devenus parti politique et le Raci siège avec nous.

Et le groupe parlementaire de Raci qui s’appelle Rassemblement est avec nous l’inter-groupe parlementaire. Donc Soro fait bien  partie de la plateforme. Dans la plateforme, nous étions 24. Il y a 6 qui sont partis soutenir le gouvernement et il y a 8 qui sont arrivés. Donc la plateforme se porte bien. Nous sommes en train de travailler sur les urgences que sont la Cei.

Comment est-ce qu’évoluent les travaux avec le gouvernement concernant la Cei ?

Le gouvernement nous a appelés à des travaux en janvier. Nous avons fait des travaux, ils nous ont dit de faire des propositions. Nous nous sommes retrouvés au nombre de 24 partis. Et nous avons fait des propositions que nous avons signées.

Mais nous avons refusé de les remettre parce que le gouvernement avait demandé de les remettre au ministre de l’Intérieur afin qu’il fasse la synthèse. Nous avons dit non parce que si on lui donne et que nous n’obtenons pas satisfaction, on fait quoi ? Le Premier ministre a convoqué une autre réunion qui a été très instructive.

On s’est parlé et on s’est mis d’accord qu’on ira dans un comité restreint pour discuter parce qu’on a réclamé une grande réunion qui regroupe autour de la table la société civile, le gouvernement et les partis politiques, pour aller vite.

Le gouvernement nous dit qu’il faut qu’on le laisse discuter avec la société civile. Ensuite, il va discuter avec nous et à un certain niveau, on va discuter tous ensemble. Mais quel est le cadre dans lequel on discute ? De quoi allons-nous discuter ? Nous avons pour cela demandé les termes de référence de ce qu’on va faire.

Le Premier ministre a promis de nous envoyer les termes de référence. Et nous sommes-là, on reçoit un courrier qui nous demande de donner nos représentants et cela sans termes de référence. On les appelle, ils nous disent que ça ca venir mais ça ne vient pas. Nous avons décidé de ne pas y aller. Et on leur a écrit pour leur signifier que nous sommes dans l’attente des termes de référence. On n’a pas bougé.

Ils sortent donc un communiqué pour dire que le Pdci et l’Eds veulent bloquer. Ils sortent le communiqué le matin avant de m’appeler. Donc le gouvernement est en train de faire du dilatoire. Nous attendons les termes de référence pour discuter. Nous sommes prêts pour la discussion. Le Pdci est un parti de dialogue, de tolérance et de d’ouverture.

Mais un parti responsable. C’est un parti de compromis parce que la politique, c’est le conflit d’intérêt. Si tu n’es pas un homme de compromis, tu ne peux pas faire de la politique mais le Pdci n’est pas un parti de compromission. Donc nous sommes jaloux de notre souveraineté, de nos idées. On est ouvert mais ferme.

La balle est dans le camp du gouvernement qui est en train de faire du dilatoire et qui n’a pas produit de termes de référence. Dans les jours qui viennent, vous allez voir que le groupe de l’opposition sur la Cei va monter d’un cran. Parce qu’il faut que les choses bougent.

Comment expliquez-vous qu’aujourd’hui le Pdci-Rda ait décidé de mettre sur pied une plateforme avec le Fpi à l’approche des élections ?

En ce qui concerne les élections, la plateforme n’est pas une plateforme électorale. Mais l’article 101 des statuts du Pdci dit que : «Le Pdci-Rda, parti de dialogue, de tolérance et d’ouverture entretient des relations avec les autres partis politiques ivoiriens sous la forme de rencontre, d’invitation et sur le plan général de plateforme de collaboration ou d’alliances électorales, ou d’apparentement à des groupes parlementaires ». C’est cet article que nous sommes en train d’appliquer.

Propos retranscris par la Rédaction

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