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Insaac : Un spectacle pour dénoncer les violences faites aux femmes

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Des acteurs et actrices formés à l'INSAAC ont porté le phénomène sur la scène

Les arts s’emparent de la situation des femmes victimes de violence. Une pièce théâtrale jouée, le vendredi 31 janvier, à l’Insaac, présente le phénomène dans toute sa laideur.

C’était à l’occasion de “Au théâtre du vendredi de l’Insaac’’, grand rendez-vous culturel qui a lieu, tous les vendredi soirs, durant l’année académique. “L’histoire sans fin’’, c’est l’intitulé de la pièce qui a fait l’objet de mise en scène. Le texte est écrit par une jeune dramaturge ivoirienne, Fatou Sy Savané.

Le metteur scène, Godé Jean Serge, de la compagnie « Allissô Théâtre », fait de cette œuvre artistique « son cri du cœur, son coup de gueule pour inciter les autorités compétentes à s’attaquer de fond à ce problème, parce que les femmes sont beaucoup martyrisées dans nos sociétés. » Il dit s’être inspiré de la situation au Congo où « pratiquement 1000 femmes sont violées par jour » sans perdre de vue le cas de la Côte d’Ivoire qui a connu des crises où il y a eu « beaucoup de cas de viols ».

Bokobri Marie Paule, comédienne, diplômée de l’Insaac, en jouant de cette pièce, se voit «la voix des sans voix, celle-là qui doit dénoncer ce qui se passe en Côte d’Ivoire comme dans d’autres pays afin que la justice ne reste pas muette sur ces questions. » Elle a émis le vœu que des mécanismes soient mis en place pour une lutte plus accrue.  Assandé Olivier, également formé à l’Insaac, a campé le rôle d’un mari, violent, violeur et journaliste. «En tant qu’hommes, nous sommes le cliché de ces personnes qui violent. Je veux véhiculer le message pour dire aux hommes que ce n’est pas notre image, nous sommes faits d’amour.

Il y a des situations qui nous font réfléchir et à entrer au plus profond de nous-mêmes. Il y a des hommes violés en Centrafrique. C’est un danger pour la société. Ces personnes violées sont clouées à jamais et ne peuvent pas être productives pour la Société» a-t-il dépeint. « L’histoire sans fin » a été jouée avec succès en Tunisie et est en projet pour d’autres voyages en Egypte et dans le monde. Le cri du cœur de Godé Jean Serge va aussi à l’endroit de l’Etat, des Ong et des mécènes pour soutenir les initiatives de « Allissô Théâtre ». Les spectacles du vendredi soir sont au prix de 2000 F Cfa.

Par JB KOUADIO

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