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LIBRE OPINION : Quelle génération pour 2020 ? (2ère partie) et fin

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On a coutume de dire que la jeunesse représente l’avenir des pays. En Côte d’Ivoire plus qu’ailleurs, où la population est constituée d’une large majorité de jeunes, cette vérité prend une dimension particulière.

Notre jeunesse demande, exige beaucoup de son pays. C’est légitime. C’est le seul sur lequel elle peut compter. Elle se plaint beaucoup des aînés. Cela n’est pas illogique : elle n’a pas dû se perdre seule ! Mais est-elle innocente par rapport aux maux dont elle souffre au quotidien ? Est-elle irresponsable de la marginalisation, de la manipulation, du chômage, de la crise de l’éducation et autres tares, dont elle se plaint quotidiennement ?

BEDIE COMME UNE GOUVERNANCE DE TRANSITION

Le fait est que nous n’aurons jamais la réponse-preuve, tant que la jeunesse n’accède pas au pouvoir ; Bien entendu, mon souhait le plus ardent est qu’elle y parvienne. Mais est-ce vraiment le moment ? Certes, les leaders de la nouvelle génération ci-haut cités ou non présentent, à bien des égards, les capacités pour gouverner. Le problème, c’est qu’on ne gouverne pas seuls et il faut se poser la question de savoir comment ils seront entourés.

Vont-ils reproduire les schémas consistant à s’entourer de tous ceux qui peuvent garantir la conservation du pouvoir coûte que coûte, au prix d’une victoire à la Pyrrhus, ou de ceux qui peuvent permettre de créer une nouvelle Côte d’Ivoire, UNIE, COHESIVE, STABLE, DEVELOPPEE et PUISSANTE, une Côte d’Ivoire de PAIX ? C’est le moment de nous poser la question suivante : en cette période cruciale de l’histoire de la Côte d’Ivoire, que recherchons-nous ? Pour ma part, la clé se trouve entre les mains de toutes les générations.

La nouvelle génération doit se préparer à accéder au pouvoir et cela passe par un encadrement par l’ancienne génération. Avec les crises successives, cette préparation n’a pas pu se faire dans les meilleures conditions. En faire l’économie étant une voie sans issue, un arbitrage intelligent pour la succession au pouvoir en 2020 doit être fait.

C’est fort de cette conviction que je crois en un retour du Président Bédié au pouvoir. Je conçois la prochaine gouvernance Bédié comme une gouvernance de transition et de transmission. Elle doit se faire impérativement avec la jeunesse, afin de la préparer à continuer la poursuite des intérêts supérieurs de notre Nation.

Cela exige, de la jeunesse ivoirienne, de la patience, de l’humilité et de la disponibilité. En contrepartie, elle doit être mise en confiance. En d’autres termes, elle doit être responsabilisée. Car, il est évident que sa déception serait encore plus grande si, à l’issue de la victoire, on lui impose, absurdement, un Gouvernement ou une classe dirigeante dominé(e) par l’ancienne génération. On sait depuis longtemps que l’adage « On ne fait pas du neuf avec du vieux » est faux.

De l’ancienne génération comme de la nouvelle, ceux qu’il faut exclure de l’accession au pouvoir, ce sont ceux qui ont milité contre les aspirations profondes du Peuple dans la construction de la Nation, ce sont les bourreaux des Ivoirien(ne)s, ceux qui d’une manière les ont fait, les font ou envisagent de les faire souffrir pour leurs propres intérêts mesquins et égoïstes.

Hormis cette exigence non négociable, ce serait d’une absurdité sans nom d’exclure l’une ou l’autre génération. Car, le combat qui s’annonce, en cette année électorale 2020, n’est pas un combat intergénérationnel, mais une lutte commune de toutes les générations pour sauver notre Mère-Patrie, la Côte d’Ivoire.

Séraphin KOUAME

Maire de Brobo

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