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Présidentielle à haut risque : Pourquoi l’Onu doit intervenir en Côte d’Ivoire maintenant

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Press Conference by the Secretary-General on the occasion of the Seventy-second Session of the General Assembly

Dans son discours du samedi 10 octobre 2020 au stade Félix Houphouët-Boigny, le président Henri Konan Bédié a saisi l’Onu pour qu’elle intervienne en Côte d’Ivoire. « Je demande ici, solennellement, au secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Antonio Guterres, de se saisir du dossier ivoirien pour la mise en place d’un organe électoral, véritablement indépendant et crédible avant l’élection présidentielle prévue le 31 octobre 2020 » avait dit le président du Pdci-Rda. Une demande que d’aucuns ont trouvé inappropriée alors qu’Henri Konan Bédié est bel et bien en droit de confier le problème de l’élection en Côte d’Ivoire à l’Onu.

La Côte d’Ivoire à la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies du 1er au 31 décembre 2018
Pris sur le portail officiel du Gouvernement de Côte d’Ivoire, l’on est fier de savoir que « le 03 décembre 2018, selon un communiqué de la Présidence de la république, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, a quitté Abidjan, le 03 décembre 2018, pour New York (Etats-Unis d’Amérique), où il prendra part, le 05 décembre 2018, à un débat présidentiel de haut niveau, dans le cadre du mandat de la Côte d’Ivoire à la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce débat, placé sur le thème : « La reconstruction post-conflit, pilier de la consolidation et de la pérennisation de la paix, et facteur de stabilité et de sécurité », sera l’occasion pour les participants de démontrer qu’une bonne sortie de crise passe par la redynamisation de l’économie, poursuit ledit communiqué. La note précise qu’en marge de cette réunion, le Chef de l’Etat aura des entretiens avec le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, ainsi qu’avec plusieurs hautes personnalités. Au cours de son mandat à la tête du Conseil de sécurité des Nations unies, du 1er au 31 décembre 2018, la Côte d’Ivoire partagera son expérience en matière d’opération de maintien de la paix de l’ONU, de reconstruction post-crise, de paix et de stabilité ». Ainsi donc, tout le mandat de la Côte d’Ivoire du 1er au 31 décembre 2018 a rimé avec le maintien de la paix. Aussi, si cette paix si durement acquise vient à être à nouveau menacée pour l’élection présidentielle comme ce fut le cas en 2010, pourquoi Bédié ne tirerait-il pas la sonnette d’alarme pour inviter l’Onu à prévenir un autre conflit ? Surtout que le rôle de l’organisation mondiale est le maintien de la paix et de la sécurité.

Maintenir la paix et la sécurité internationales
Lors de sa création en 1945, au lendemain de la seconde guerre mondiale dévastatrice, l’Organisation des Nations Unies a été dotée par ses membres fondateurs d’un objectif prioritaire : le maintien de la paix et de la sécurité. Les activités des Nations Unies couvrent principalement les domaines de la prévention des conflits, du rétablissement, du maintien et de la consolidation de la paix et de la prise de mesures coercitives. Pour garantir une pleine efficacité, il est primordial que ces actions soient établies de manière simultanée ou qu’elles se succèdent. Le Conseil de sécurité est compétent au premier chef pour assurer la paix et la sécurité internationales. L’Assemblée générale et le Secrétaire général jouent des rôles incontournables et complémentaires, en collaboration avec d’autres bureaux et organes de l’ONU.

Conseil de sécurité
Le Conseil de sécurité est compétent au premier chef pour constater l’existence d’une menace contre la paix ou d’un acte d’agression. Il invite les parties à un différend à le régler par des moyens pacifiques et recommande les méthodes d’ajustement et les termes de règlement qu’il juge appropriés. Dans certains cas, il peut imposer des sanctions, voire autoriser l’emploi de la force pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

Assemblée générale
L’Assemblée générale est le principal organe de délibération, de représentation et d’élaboration des politiques des Nations Unies. Grâce à la régularité des réunions, elle offre aux Etats Membres un forum qui leur permet d’exprimer leur point de vue et de trouver un consensus sur des questions difficiles. Elle fait des recommandations, par la voie de résolutions. Les décisions sur des questions importantes telles que la paix et la sécurité, l’admission de nouveaux membres et les questions budgétaires requièrent une majorité des deux-tiers. Les autres sont adoptées à la majorité simple.

Diplomatie préventive et médiation
Le moyen le plus efficace de réduire les souffrances et le coût massif des conflits est de les empêcher. L’Onu joue un rôle important dans la prévention des conflits, en ayant recours à la diplomatie, aux bons offices et à la médiation. L’Organisation utilise en particulier des envoyés spéciaux et des missions politiques sur le terrain.

Consolidation de la paix
La consolidation de la paix vise à aider les pays qui émergent d’un conflit, à réduire le risque d’y replonger et à jeter les fondations d’une paix durable et du développement. L’architecture de maintien de la paix des Nations Unies comprend la Commission de consolidation de la paix, le Fonds pour la consolidation de la paix et le Bureau d’appui à la consolidation de la paix. Ce dernier aide et soutient la Commission de consolidation de la paix par l’intermédiaire de conseils stratégique et de politique. Il administre le Fonds pour la consolidation de la paix et appuie le Secrétaire général, en coordonnant les efforts de consolidation de la paix des agences des Nations Unies.
Avec tous ces atouts, tous ces moyens et toutes ces ouvertures, Bédié et l’opposition ivoirienne ont des raisons légitimes d’en appeler à l’intervention de l’Onu.
M.K.

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