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Unjci : Le congrès bascule dans la violence. La police exfiltre le président

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le 10e congrès de l’Unjci a été émaillé d’incident qui n’honore pas la corporation

Si le premier jour du 10e congrès de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) s’est déroulé normalement, le deuxième aura été émaillé d’incident et de violence, par moment. Retour sur un week-end de déshonneur. 

Le 10e congrès de l’union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) s’est tenu les samedi et dimanches derniers, au ministère des affaires étrangères, au Plateau. Pendant ces deux jours, les journalistes ont réfléchi sur le thème de ce congrès, « Le journaliste face à ses responsabilités ». C’est samedi matin que les assises ont débuté. 

Makany Diaby, la représentante du parrain Ahoussou Jeannot Kouadio, président du sénat ivoirien, a, dans son allocution d’ouverture, demandé aux journalistes de prendre conscience au terme de ce congrès « du rôle essentiel qu’ils jouent dans la construction de la conscience collective nationale». 

Agnès Kraidy, qui représentaitle Sidi Tiemoko Touré, ministre de la communication et des médias a rappelé à ses confrères ce qu’ils représentent. « Vous avez le pouvoir de pouvoir faire décider ». 
Quant au président sortant de l’Unjci, Moussa Traoré, il est revenu sur le rôle crucial des journalistes dans la société, indiquant que « la presse contribue à l’éveil des consciences dans notre pays ». 

Après la partie officielle, les congressistes se sont consacrés aux travaux en commission. A ce titre, ils ont planché sur les statuts et règlements intérieurs, la  politique générale et les institutions. L’un des points clés de ce 10e congrès était les élections du president du Conseil exécutif et du Conseil d’administration. 

Le président du congrès exfiltré par la police

Ce dimanche, 3 candidats pour la succession de Moussa Traoré à la tête de l’Union. Ce sont Franck Ettien, Lance Touré et Jean-Claude Coulibaly. Mais à la place des élections (du président du conseil exécutif et du président du conseil d’administration), l’on a assisté à un interminable débat sur les procurations. 

Le refus du président du congrès, Cesar Etou, de soumettre les points d’achoppement au vote du congrès a fait traîner les débats en longueur. Après des heures d’attente et des minutes de dialogue avec tous les candidats, il finit par interroger le congrès. Celui-ci, dans sa large majorité, rejette l’utilisation des procurations et refuse que le congrès soit suspendu. 

Il est minuit. Les congressistes encore présent dans la grande salle du ministère des affaires étrangères sont priés de quitter la salle afin qu’un contrôle soit fait, afin de déterminer les vrais électeurs. Ceux qui disposent des cartes du journaliste professionnel et Unjci. 

Au bout d’une dizaine de minutes, la salle se remplie à nouveau. Le vote peut démarrer. Sauf que les partisans de Jean-Claude Coulibaly n’adhère pas aux décisions qui viennent d’être prises. Ils le font savoir de façon violente. Menaçant même le président du congrès, et se déchaînent sur le matériel électoral. 

Face à la situation, César Etou, décide de se retirer de la présidence du congrès. « Les partisans d’un candidat (Jean-Claude Coulibaly) me menacent. Et ils disent qu’ils assument. Ma sécurité n’est pas garantie, je me retire de la présidence du congrès », a fait savoir le président, avant d’être exfiltré par la police. 

C’est dans ce cafouillage et la désolation que les journalistes ont quitté les lieux. Certains ont dénoncé les tergiversations du président du congrès, qui a soufflé le chaud et le froid. 
Que va-t-il se passer maintenant ? Les candidats, leurs staffs et leurs partisans sont en attente. 
Eustache Gnaba 

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