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Yao N’zué Célestin dit Copress, délégué de Botro 1 : « La machine Pdci est lancée »

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La délégation de Botro 1 est plus que jamais engagée dans la reconquête du pouvoir par le Pdci-Rda. Après le grand meeting de Yamoussoukro, les militants de Botro se disent prêts à offrir la victoire à leur parti en 2020. Dans un entretien, le délégué Yao N’zué Célestin dit Copress est revenu sur les grandes lignes de l’engagement de sa délégation.

Votre délégation vient de bénéficier d’un don de motos d’un de vos militants. Quel sens donnez-vous à ce geste ?

C’est le sens de l’appel que le Président Bédié a lancé à Yamoussoukro. Il faudrait que les cadres qui ont quelques moyens aident la délégation, les militants à se prendre en charge. Et nous avons démarré cette opération il y a un peu longtemps à plusieurs occasions. Les cadres se sont intéressés à nos manifestations ou nos déplacements à Daoukro et à Yamoussoukro. Ce n’est que la suite logique de ce que Maurice avait déjà fait. Donc ça ne me surprend pas.

En mettant les secrétaires généraux de sections en mission, qu’attendez-vous véritablement d’eux ?

Ce qu’on attend d’eux, c’est de mettre nos militants en ordre de bataille. Ils doivent s’impliquer dans toutes les opérations d’identification, d’établissement de documents électoraux. De toutes les façons, ils seront appuyés par la délégation.

Vous parlez de la reconquête du pouvoir. Quels sont les moyens dont vous disposez pour le reconquérir ?

D’abord nous avons les moyens humains. Nous avons beaucoup de jeunes, des cadres qui sont disposés à aider le PDCI à remonter au pouvoir. Cela est déjà très important, les moyens matériels et financiers viennent en second lieu. Vous avez vu parfois, qu’on a gagné les élections sans moyens financiers parce que nos parents sont véritablement PDCI. Nous comptons énormément sur les moyens humains d’abord, ensuite, viennent les autres.

Vous comptez sur les moyens humains alors que de l’autre côté, on parle de caler, boucler et gérer. Que répondez-vous?

Mais nous avons décalé à Yamoussoukro. Le monde qui a déferlé sur Yamoussoukro a fait que tout a été décalé, débouclé. Nous attendons la suite. Nous demandons que nos parents nous fassent confiance et nous leur faisons confiance.

Dans quel état d’esprit sont les militants de Botro après Yamoussoukro ?

Les militants du PDCI de Botro sont revigorés après Yamoussoukro. Il y a même des villages qui n’ont pu venir, ils se plaignent. Nous sommes en train de chercher les moyens pour aller leur demander pardon parce que tout le monde voulait venir au meeting du PDCI-RDA. Nous pensons que la machine est lancée, c’est à nous maintenant ainsi que tous les cadres, d’appuyer sur la pédale.

Botro est donc prête à relever la victoire du PDCI en 2020 à 100% ?

Il y a plusieurs partis, cela va dépendre du nombre de candidats. Mais Botro devra au moins assurer les 90% des suffrages pour le PDCI. C’est pourquoi il nous faut nous mettre au travail, circuler dans tous les hameaux pour parler aux militants.

La question de l’identification demeure une question préoccupante. Quelles sont les dispositions pour l’enrôlement des militants ?

D’abord nous faisons de la sensibilisation puisque si un seul cadre veut payer pour les militants, il ne le pourra pas. Notre chance, c’est bientôt la campagne d’anacarde à partir de décembre et janvier, cela va nous aider un peu. Toutefois, il y aura l’apport des cadres pour aider les parents à se mettre à jour.

Aujourd’hui, le PDCI est avec le FPI. Est-ce qu’après 2020, on peut espérer une ère de démocratie ?

Bien sûr, vous savez que le PDCI a toujours été démocrate. Donc si le PDCI revient au pouvoir avec nos alliés, on va s’entendre. Gbagbo a été aussi démocrate, il n’a pas agi comme on le voit aujourd’hui. Par exemple virer nos cadres. Nous avions des directeurs généraux en fonction sous son règne. Et pour vous-même la presse, vous n’en parlez pas. Vous n’êtes pas libres. Il faut que le PDCI revienne au pouvoir pour vous libérer. Vous devez parler, vous devez critiquer ce qui ne marche pas. C’est à l’issue des critiques qu’on peut se corriger. Mais actuellement, si tu critiques quelqu’un on te met en prison. Ils font des faux coups et on nous met en prison. Il faut que cela change.

J’en appelle toujours à l’union et à la cohésion. C’est étant unis et soudés que nous pourrons reconquérir le pouvoir en 2020 et offrir aux Ivoiriens une Côte d’Ivoire nouvelle.

Interview réalisée par VENANCE SERY

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