Accueil Actualité Crise au Conseil national de l’Ordre des médecins : Un collectif dénonce...

Crise au Conseil national de l’Ordre des médecins : Un collectif dénonce l’illégalité et l’illégitimité qui dure depuis 17 ans

406
0

Le collectif de l’Ordre national des médecins de Côte d’Ivoire (ONMCI) a animé un point de presse dans la nuit du lundi 29 novembre à Cocody Cité cadre. Objectif, dénoncer l’illégalité et l’illégitimité qui durent depuis 17 ans au niveau de l’ordre, provoquant un dysfonctionnement dans le processus électoral empêchant l’élection des nouveaux conseillers. Pour eux, cela doit être réglé avant de nouvelles élections.

Selon Dr N’Go Innocent, porte-parole du collectif de l’Ordre national des médecins de Côte d’Ivoire, le processus électoral devant permettre la désignation des nouveaux conseillers a été interrompu unilatéralement sans aucune concertation et ce, en raison de l’avènement de la nouvelle loi 2021-555 du 27 septembre 2021 portant organisation et fonctionnement de l’Ordre national des médecins de Côte d’Ivoire. « Lancé le 1er octobre 2021, le processus électoral devant permettre la désignation des nouveaux conseillers a été interrompu, sans aucune concertation, en raison de l’avènement, (..) de la nouvelle loi » a indiqué Dr N’Go Innocent.

A lire aussi : Côte d’Ivoire: Un trafiquant d’ivoire et de poils d’éléphant mis aux arrêts à Treichville

Et d’ajouter : « En 2004, s’est tenue une assemblée générale qui a rassemblé toutes les organisations professionnelles des médecins et qui a élu pour une durée de 6 ans, les 8 conseillers actuels pour constituer un nouveau Conseil national en remplacement du précédent Conseil qui ne comptait plus que 3 membres, en raison des décès, alors que la loi prescrivait 8 membres élus. En 2011, après 06 années d’exercice, le mandat du Conseil national est donc arrivé à terme et au sens de la loi alors en vigueur, on devait procéder au renouvellement de cet organe. Le Conseil national a indiqué ne pas être en mesure d’organiser l’élection au motif que les conseils départementaux n’avaient pas été constitués et installés».

En vue d’éviter un vide juridique, selon le porte-parole du collectif de l’Ordre des médecins, « un consensus a été trouvé avec l’ensemble des médecins pour donner un délai supplémentaire de 03 ans au conseil national et installer les conseils départementaux afin d’élire le nouveau conseil national et achever la mise en place de l’ensemble des structures de l’ONMCI. En 2014, il s’est tenu de nouveau une Assemblée générale qui a renouvelé au Conseil national sa mission d’achever l’installation des conseils départementaux et de faire adopter de nouveaux textes » a justifié Dr N’Go Innocent, tout en déplorant le fait que, « malgré l’installation de 16 conseils départementaux sur 19 prévus, l’élection du nouveau Conseil national ne s’est jamais tenu jusqu’à ce jour. »

A lire aussi : Côte d’Ivoire / Musique chrétienne : Le groupe Gospel Preachers présente Jésus Christ son tout premier album

Par la suite, il a tenu à rappeler qu’à la suite d’une Assemblée générale qui s’était tenue le 31 juillet 2021, la majorité a décidé de « fixer une Assemblée générale élective sur la base de l’ancien texte ». Dr N’GO Innocent a précisé que cette attitude viole non seulement la loi mais aussi la résolution de l’Assemblée du 31 juillet 2021. Pour sa part, en vue d’éviter d’éventuels conflits et manifestations, au nom de ses collaborateurs, il appelle l’ensemble du corps médical à plus d’humilité, afin de convoquer une Assemblée générale pour établir un nouveau bureau.

« Nous appelons donc nos confrères à plus d’humilité, de respect et de considération afin de convoquer dans les meilleurs délais une Assemblée générale qui va élire le bureau Ad hoc d’organisation des élections des conseillers nationaux et régionaux. (…) Nous estimons, pour notre part, qu’un consensus interne peut encore être trouvé et pour cela, nos confrères du Conseil sortant, doivent se plier à l’exercice de l’écoute de la volonté de la base et du principe de la majorité » a indiqué Dr N’GO Innocent.

Par STEPHANE SOSSIE