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Côte d’Ivoire / Interview – Mariam Dao Gabala, présidente du CN-FIF : « On a beaucoup à faire si on doit aller au Mondial »

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A quelques jours de la fin de sa mission, Mme Mariam Dao Gabala, présidente du Comité de normalisation de la Fédération Ivoirienne de Football ne cache pas son satisfecit d’avoir fait ce qu’elle avait à faire. Dans cette interview, elle revient sur les accrocs de sa mission, sur les innovations apportées. Elle parle de l’élection à la présidence de la FIF que tout le monde attend et répond à ceux qui lui cherchent des poux dans les cheveux en lui reprochant des choses.

Madame la présidente, au sortir de l’Assemblée générale extraordinaire de modification de l’article 47 de la FIF, peut-on aujourd’hui dire qu’on ira à une élection sans problème ?

Je confirme oui. Parce que maintenant nous avons un boulevard pour aller aux élections. Il n’y a aucun d’autre obstacle qui puisse venir, en tout cas concernant les textes ou concernant autre chose. Donc on peut assurer que les élections se feront le 23 avril à Yamoussoukro.

Concrètement quelles sont les avancées qui permettent de dire ça ?

Les avancées tiennent en ce qu’on a été obligé de tenir cette Assemblée générale modificative de l’article 47. Parce que l’article 47, tel qu’il a été adopté en février ne répondait pas à l’esprit et à l’ouverture que la FIFA souhaitait. Je pense que finalement, les clubs se sont rendus compte que quand on est affilié à une faitière, on évolue en fonction de l’ouverture que cette faitière peut faire. L’arrivée du Président Patrice Motsepe (CAF) a bien été claire.

Ce ne sont pas des modifications pour un candidat, ce sont des modifications parce que c’est l’orientation que les deux faitières internationale et continentale ont. Cette orientation, c’est plus une grande ouverture démocratique, que toute personne, appartenant au milieu du foot ou pas, qui est capable d’apporter sa contribution pour l’évolution du football, dans un pays où niveau continental, que cette personne puisse se présenter et apporter cette contribution. Donc cette ouverture est relativement importante au niveau de la FIFA. Ça veut dire qu’on n’a pas besoin d’être président de Club pour postuler. On n’a même pas besoin d’avoir été dans un Comité exécutif pour postuler.

Toute personne qui se sent capable d’apporter une contribution pour l’évolution du football, je dirai, est la bienvenue. C’est cette ouverture aussi qu’ils ont à la FIFA et c’est cette ouverture qu’ils ont à la CAF et c’est cette ouverture qu’ils imposent aux Associations. Je vous donne un exemple : en RDC, les statuts de la Fédération de football, disaient que pour être candidat, il faut avoir été membre du Comité exécutif. Pourquoi ? Gérer le football ne nécessite pas d’avoir été membre d’un Comité exécutif. Donc ils ont été emmenés à changer cela aussi.

Et c’est ce qui nous a emmenés à changer les parrainages, parce que les parrainages restreignaient la possibilité à toute personne désireuse d’apporter sa contribution à le faire. Avec les anciens parrainages, on ne pouvait pas avoir plus de 4 candidats, c’était déjà une limite. Avec les 4 parrainages, sans distinction, on peut aller même jusqu’à 13, 15 candidats. Je veux dire c’est parfait, il faut cette ouverture démocratique, et il faut que le monde du sport accepte aussi de s’ouvrir à une gouvernance internationale. Par exemple, dans beaucoup de Fédérations maintenant en Europe (sauf en France où on continue encore les élections…

On a été en Angleterre ce n’est pas le cas, en Norvège ce n’est pas le cas), pour être président de la Fédération, on fait un appel à candidatures, exactement comme les grandes sociétés le font. Pour être président du Conseil d’administration d’une société, si elle n’est pas une société familiale, vous n’avez pas besoin d’avoir des actions. On fait un appel à candidatures et la personne qui est la mieux placée par rapport à ses compétences, par rapport à son relationnel, c’est cette personne qu’on prend.

Et cela au niveau international, est devenu quelque chose de clair. Même dans leur Comité exécutif, dans le Comité exécutif, on commence d’abord par un président « indépendant », on oblige à avoir 4 membres du Comité exécutif totalement indépendants, qui n’ont rien à avoir avec le sport, mais qui ont de la compétence quelque part. Et c’est seulement après qu’on ajoute le président de la Ligue amateur, le président de la Ligue professionnelle et puis un certain nombre de choses. Mais pourquoi ? Parce que l’objectif, c’est de faire évoluer le foot. Donc cette ouverture-là, je pense qu’on n’est peut-être pas prêt à l’avoir mais à la longue, il faut que la Fédération ivoirienne de football soit gérée comme une entreprise performante.

L’inovation de l’article 47 vient donc briser un carcan?

Oui, en partie et je pense que ça va aussi restreindre ou réduire les frictions au moment des élections. Parce que, plus vous avez des candidats et moins on cristallise sur quelques candidats. Au niveau de nos statuts, oui il y a eu beaucoup d’avancées. La première c’est l’ouverture démocratique. La seconde, je pense que dans les statuts actuels, on a mis un accent particulier sur nos joueurs.

Vous avez décidé quoi pour les joueurs?

On fait tout ça pourquoi ? C’est pour le joueur ! Et la FIF est délégataire par l’Etat de la formation et de l’emploi de ses joueurs. Ces joueurs doivent être protégés, ils doivent être payés correctement. Ils doivent avoir une couverture médicale. Donc on a mis l’accent sur le joueur à ce niveau. Tout ce qu’on fait, c’est par rapport aussi à la mission que l’Etat confie à la Fédération.

C’est le joueur, son éducation et son emploi. Pour les joueurs, par exemple on a requis qu’une individuelle assurance accident soit prise pour les joueurs. Parce que ce n’est pas normal que des jeunes qui postulent à un métier, s’ils sont blessés ne soient pas pris en charge. S’ils ont une incapacité temporaire ou définitive ne soient pas pris en charge. Donc on a mis l’accent sur les joueurs à ce niveau.

Et au niveau de la gouvernance ?

Au niveau de la gouvernance, nous avons introduit des éléments d’indépendance dans la gouvernance, pour que la FIF épouse le modèle de gouvernance internationale. Nous avons par exemple identifié les Commissions indépendantes. Ces commissions seront réellement indépendantes, si ceux qui vont occuper ces fonctions acceptent réellement de jouer cette indépendance.

On a dans un premier temps, la Commission gouvernance pour laquelle on va faire des élections. La Commission gouvernance est une Commission indépendante. N’importe qui, n’importe quel magistrat, n’importe quel expert-comptable, quelqu’un qui pense qu’il peut apporter quelque chose dans la gouvernance de la FIF peut postuler au poste de Président de la Commission gouvernance et même de membre de la Commission gouvernance.

Avant, les membres étaient nommés, et comme ils étaient nommés, ils étaient tributaires de ceux qui les avaient nommés. Aujourd’hui, le président, le vice-président et les membres sont élus. Cela veut dire qu’à l’avance, on ne sait pas qui va composer la Commission gouvernance. Mais eux ils savent quel est leur cahier des charges. S’assurer que l’institution est gérée selon les normes de gouvernance internationale et c’est en même temps Commission gouvernance et conformité. Pour que tout ce que nous faisons soit en conformité par rapport à l’impôt, en conformité par rapport aux textes etc. Donc, c’est déjà une excellente avancée.

La Commission de discipline, la Commission recours, qui sont des organes juridictionnels vont aussi être pourvues par élection. Elles sont indépendantes et donc plus de nomination, comme avant où on pouvait nommer et dicter à la Commission la décision qu’elle devait prendre. Les présidents sont élus et donc à ce niveau aussi c’est relativement clair. Cela pour adopter les règles internationales de gouvernance. Personne ne devrait dicter à la commission de discipline ce qu’elle doit faire.

Elle est composée de juristes, parfois de magistrat, d’Avocat et autres. Elle est composée d’anciens joueurs, d’anciens arbitres mais tout ça pour qu’au moment où la décision doit être prise, tous les secteurs puissent être représentés.

Au niveau des clubs, quelle avancée?

Une autre avancée, c’est dans la qualité de membre. Vous avez aujourd’hui à peu près 700 clubs ou académies qui sont affiliés à la FIF, mais qui ne sont pas reconnus dans les statuts. Donc aujourd’hui, on a créé la ligne des membres affiliés, c’est-à-dire tous ceux qui ont une affiliation de la FIF sont des membres affiliés, mais ils ne sont pas des membres votants, mais au moins ils sont reconnus comme membres affiliés de façon formelle.

Avant, ce n’était pas formel. Quand on est arrivé, on a trouvé que les clubs de district qui sont les plus nombreux ne sont nullement représentés à l’Assemblée générale. Ni par des représentants, ni même individuellement. Donc on a voulu proposer que ces clubs puissent être reconnus dans les statuts en les intégrant dans les membres actifs, l’Assemblée a demandé de reporter ça. Mais c’est une injustice qu’il va falloir réparer si on veut vraiment que tous les acteurs de la FIF participent à la vie de la FIF.

Où en sommes-nous en ce qui concerne le processus électoral ?

Nous avons repris le processus électoral là où on s’était arrêté après l’adoption de l’amendement de l’article 47, qui faisait d’ailleurs une ouverture. Donc nous avons le dépôt des candidatures du vendredi 8 avril au dimanche 10 avril. Le dimanche à 17 heures, nous allons faire une déclaration pour dire qui sont les personnes qui ont déposé leur candidature et quelle va être la suite du processus. Après cela, nous avons 2 jours de rattrapage. En quoi consistent les 2 jours de rattrapage ? Quand les candidats viennent déposer leurs dossiers, on ne fait pas l’analyse du dossier pendant qu’ils sont là. On pointe simplement les documents.

Et c’est après que le Comité regarde en disant, il y a peut-être tel document qui manque. Donc il y a 2 jours de rattrapage pour apporter les documents manquants. Après les 2 jours de rattrapage, le Comité de normalisation qui tient lieu de Commission électorale va rentrer en examen des candidatures, va délibérer et le 15 avril va sortir la décision sur les candidatures qui ont été retenues. Après cela le lendemain va s’ouvrir la campagne électorale à partir du 16 avril et le 23 avril nous aurons les élections à Yamoussoukro.

Et cette élection sera placée sous certification de la FIFA, de la CAF ?

La FIFA sera là, la CAF sera là, il y aura une forte délégation des deux qui seront là. Il y a même des organismes qui ont demandé à être observateurs de ces élections. En tout cas, ce sera sous la certification de la FIFA et de la CAF.

Est-ce qu’aujourd’hui on peut être certain qu’il y aura un changement qualificatif à la FIF ?

Avec l’avancée des statuts, je dirai oui. Plus rien ne sera comme avant. Les avancées vont être peut-être lentes mais elles sont obligatoires. Parce que les avancées qu’on a eues, on ne peut plus revenir dessus parce que ça va être des acquis. C’est mon premier élément. Je dirai aussi que tout dépendra de la personne qui sera élue, de sa vision de faire avancer la FIF au-delà même de ce que nous avons fait.

Nous, nous avons juste posé des bases, maintenant la construction doit continuer mais elle doit continuer vers une meilleure gouvernance. Parce que la FIFA même n’acceptera pas que la FIF revienne en arrière. Je prends l’assurance des joueurs, on ne peut pas revenir dessus parce que la loi l’impose. La Commission gouvernance, on ne peut plus revenir à la nomination de la Commission gouvernance.

Parce que c’est quelque chose qui se fait à la CAF, à la FIFA. L’ouverture est là, il tient à ce que des Ivoiriens qui ont envie d’apporter leur contribution décident de faire acte de candidature et d’apporter cette contribution à l’évolution du monde du sport.

Que devient le Comité de normalisation après le 23 avril ?

Il redevient ce qu’il a été. Il rentre dans son calme. Je pense que le Comité de normalisation n’était pas en quête d’emploi. Et ce que nous faisons, ce n’est pas un emploi. On nous a demandé d’être des administrateurs. Etre administrateur, ce n’est pas un emploi. Et on n’a pas été payé, rémunéré pour ça. Ça été juste des défraiements de frais. Chacun de nous a une fonction, une entreprise, un job.

Disons qu’on va se reconcentrer sur nos jobs, parce qu’on pensait que l’action de normalisation, puisqu’on était des administrateurs, ne nous aurait pas dérangés par rapport à ce qu’on faisait. Il serait temps qu’on revienne à ce qui nous nourrit tous les jours, c’est-à-dire nos emplois habituels.

Quels sont vos rapports aujourd’hui avec les clubs ?

A mon avis ils sont excellents. Ils sont excellents parce qu’on n’a rien à leur demander. Nos rapports sont excellents.

Madame la Présidente, oui ou non vous avez mis vos enfants à la charge de la FIF ?

Je ne peux pas venir normaliser et mettre mes enfants à la charge de la FIF. Et je mets au défi quiconque de m’apporter la preuve que mes enfants ont été mis à la charge de la FIF. Par contre, c’est tout à fait normal de demander, dans une forme groupée, des visas pour mes enfants. Ça se fait partout. C’est un acte de gestion banale qui n’enfreint à aucune règle de gouvernance. Je voudrais qu’on apporte la preuve du contraire.

Quand un directeur général vient pour un Conseil d’administration, qu’il a besoin de visas pour ses enfants, l’entreprise se charge de ça et c’est tout à fait normal. Mais ce n’est pas l’entreprise qui prend en charge le séjour des enfants, sauf si c’est prévu. Donc ce que nous avons fait n’est, en aucun cas, un acte de mal gouvernance. On a fait une demande de visas groupés pour tous. Aussi bien pour les gens de l’Agence de voyage, aussi pour des responsables de Clubs, aussi bien pour des personnes qui voulaient aller supporter les Eléphants. Il n’y a rien d’anormal dans cet acte.

Vraiment rien sauf si on m’en apporte la preuve. C’est un acte normal dans la gestion que l’on fait. Ces enfants n’ont pas été pris en charge par la FIF et je mets au défi quiconque de me dire que mes enfants ont été pris en charge d’une façon ou d’une autre aussi bien pour le match amical que pour la CAN par la FIF. Mes enfants sont allés à la CAN comme tous les Ivoiriens, je les ai à peine vus. Mon époux est allé à la CAN, je l’ai à peine vu parce que j’ai voulu respecter les règles.

J’étais dans l’hôtel avec les Eléphants, je ne pouvais pas me permettre que mon époux, même s’il venait à sa charge, soit dans cet hôtel. Il a pris un hôtel à part dans l’hôtel des officiels, il a assisté, il est reparti. Même au stade, on ne s’est pas vu. Parce qu’au stade il n’était pas dans la zone VIP. Il a pris son ticket, il était dans la zone catégorie 1. C’est un acte tout à fait normal.

Nous sommes à moins de 20 jours de la fin de votre mission. Alors dites-nous un peu vos impressions.

Je dirai que ma première impression, le monde du football est passionnant mais qui reflète un peu l’état des Ivoiriens. J’ai vu un monde passionnant mais un monde empreint de violence. Alors que c’est un monde qui doit être un monde modèle. On éduque des jeunes, on les encadre, on leur donne un emploi, donc on doit être un modèle. Un modèle d’apaisement mais pas un modèle de violence.

Je pense que l’un des grands défis de la FIF, ça va être d’accepter d’être un modèle pour les jeunes. Que les dirigeants acceptent d’être un modèle pour les jeunes. C’est ma première conclusion que je tire. On doit arriver à des élections à la FIF sans violence. Parce que la démocratie, ce n’est pas la violence. On doit pouvoir arriver à des élections sans violence et sans méchanceté gratuite. Mon passage à la FIF, dans le monde du football, c’est une parenthèse de ma vie que j’apprécie parce que ça m’a donné une expérience, et en fait ça m’a permis de connaître l’état de la nation.

Ce que ça a de beau mais aussi ce que ça peut avoir de hideux. Mais j’ai vu ce que pouvait être la Côte d’Ivoire dans ce qui peut être beau et dans ce qui peut ne pas être beau. Je rends grâce à Dieu parce qu’il m’a ouvert les yeux. En dernier, je dirai qu’on indexe beaucoup nos joueurs internationaux mais ce que j’ai compris, moi dans le foot, c’est qu’il y a un aspect scientifique, un aspect organisationnel et un aspect talent. Ce n’est pas forcément le talent qui permet de réussir. Mais l’équipe nationale reflète la Côte d’Ivoire, reflète la division du monde du foot, reflète la division des ivoiriens.

On ne peut pas leur demander d’être plus que ce qu’ils sont. C’est vrai que leur mission c’est de dire on dépasse. Il y a toute l’organisation qui est d’ailleurs. Ce que j’ai vu dans le foot, je voyais les matches mais c’est toute une organisation scientifique qui est derrière. Que nous avons essayé d’apporter d’une façon ou d’une autre. Quand vous avez des médecins qui vont jusqu’à savoir quel est le potentiel d’un joueur, sa capacité à continuer sa carrière, la diète qu’il doit avoir pour être au maximum de sa performance.

Il faut bien qu’on accepte d’y aller, qu’on forme des Ivoiriens pour être capable d’être aussi des médecins posturologue. Il faut qu’on accepte. C’est-à-dire l’ensemble du foot doit évoluer. Les joueurs doivent évoluer mais l’ensemble de l’encadrement aussi doit évoluer. Quand on parle de manager de l’équipe, c’est un manager c’est presqu’un directeur général qui est capable de superviser. C’est un Directeur de société qui est capable de vérifier ce que la logistique fait ce que le médecin fait.

C’est un homme d’orchestre. Ce n’est pas seulement, on organise, non. Il faut qu’on en arrive là. Pour ce que j’ai vu avec les matches amicaux, mais ce que nous on fait, c’est de la gnognote. Même ce que les joueurs doivent manger doit être calculé pour qu’ils soient au meilleur de leur performance. Vous regardez l’équipe d’Angleterre, vous regardez l’équipe de France, si le football africain veut monter, on le revendique, on a 5 équipes qui vont au Mondial, j’espère qu’elles vont évoluer, mais il y a pour moi 30%¨de technique qu’il ne faut pas oublier. Le talent, c’est bon ; la volonté, c’est bon mais il faut maintenant qu’on accompagne tout ça pour permettre au talent d’exploser.

Donc il faut qu’on accompagne cette équipe nationale, surtout que nous avons la CAN 2023. C’est une équipe aujourd’hui, je pense qu’on a une belle ossature pour 2023. Maintenant, il faut trouver la bonne alchimie. Vous savez vous pouvez donner les mêmes aubergines, à 2, 3 cuisinières différentes, les mêmes ingrédients, sans rien ajouter d’autre, la même quantité de sel et tout. Mais il y a toujours une sauce qui émerge, ça c’est l’alchimie.

Et je pense que c’est cette alchimie en partie que nous n’avons pas encore trouvée, il faut trouver cette alchimie qui permet à ces joueurs de s’exploser et cette alchimie commence par un environnement apaisé. Ça commence par un suivi technique, costaud, et le reste avec la volonté des joueurs. Mais ce que j’ai vu, c’est qu’ils ont la volonté de défendre le drapeau

En un mot, on a encore beaucoup à faire ?

On a beaucoup à faire si on doit aller au Mondial. Mais déjà on veut être une nation émergente. Donc il faut que notre football soit aussi émergent. Et ce que je disais au coach, notre football ne peut pas être émergent sans que chaque secteur qui concerne le football lui-même aussi émerge. J’ai parlé des médecins, je parle de la logistique. Il faut que tout le monde, les paramédicaux tous ceux qui accompagnent soient aussi des Ivoiriens qui aient été formés et qui acquièrent cette expérience, et qui soit capable après d’apporter cette expérience aux autres.

Parlons, madame la présidente, du contrat du Coach Patrice Beaumelle

Le contrat du coach Beaumelle a été arrêté, il a été remercié. Il est venu faire le point avec nous hier (mercredi 06 avril). Il revient au prochain Comité exécutif de trouver un nouvel entraîneur pour les éléphants.

Interview réalisée par

DOHO RODOLPLE CLAVER

In Le Nouveau Réveil