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Côte d’Ivoire / Fonctionnement du Centre auto-mécanique de Yamoussoukro : Désormais un conseil d’administration et une direction générale pour la relance

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« Rendre fonctionnel le centre auto-mécanique de Yamoussoukro, à travers la mise place d’un conseil d’administration pour conduire les affaires » Tel était, l’objectif majeur de l’atelier qui a eu lieu, le  lundi 20 juin 2022, à  la direction régionale de la  Chambre des métiers de  de Yamoussoukro, entre acteurs et  partenaires au développement.

La mise en place d’un système de gouvernance à travers un personnel formé et qualifié, avec des directives pour faire fonctionner ce centre, sont en point de mire des recommandations de l’atelier de la capitale politique. Les travaux de l’atelier de restitution et de validation de l’étude diagnostique, pour la redynamisation du centre de formation auto-mécanique de Yamoussoukro, ont permis aux participants de poser les jalons d’un avenir radieux pour l’établissement de formation.

Au terme des assises de Yamoussoukro, un rapport a été validé sous réserve de la prise en compte de certaines observations. Le centre de la cité des crocodiles  est un potentiel en matière de formation au métier de mécanique dans la région du Bélier.

Les recommandations qui sont faites dans l’étude, portent sur la mise en place d’un conseil d’administration pour sa redynamisation. Il a été aussi proposé, le recrutement  d’un directeur pour la gestion du centre.  

Dans son adresse, M Coulibaly Mamadou Kigbafori, responsable des opérations  techniques du projet pôle agro-industriel dans la région du  Bélier (2PAIB), a rappelé la parfaite  collaboration entre la chambre nationale des métiers et cette structure de développement :

« Nous travaillons dans le cadre du projet 2PAIB, en collaboration avec ce centre-là,  dans le cadre du  programme de  formation et l’incubation des jeunes. Nous avons des jeunes  à sélectionner, à former et à installer. Et le centre de Yamoussoukro,  fait partie des 05 centres sélectionnés pour pouvoir former ces jeunes-là. Depuis 2018, la formation est dispensée et nous sommes satisfaits de la partie qui est conduite par la chambre des métiers. » S’est-il réjoui.

Docteur Bamba Lanciné, représentant pays de la fondation italienne AVSI, une organisation  internationale qui intervient dans toutes les actions de développement, à l’ouverture de l’atelier, a salué l’initiative de la Chambre des métiers, pour les retrouvailles, afin de plancher sur le devenir de leur « bébé » commun,  qui est le centre auto-mécanique de Yamoussoukro.

Pour le représentant pays,  le centre en question doit,  sa renaissance grâce à l’AVSI, qui a eu en son temps,  un financement avec l’Union européenne, pour le renforcement et l’autonomisation des artisans de Côte d’Ivoire. « Nous avons voulu donner un endossement institutionnel à ce projet. Le centre mécanique de Yamoussoukro était  pour nous un objectif opérationnel. Parce que, c’est un centre qui existe avec beaucoup d’opportunités.

Nous avions injecté pas mal de fonds en terme réhabilitation et en terme d’acquisition de  matériels complémentaires, pour la formation théorique et aussi la formation pratique pour les différents acteurs », a-t-il relevé avant de faire remarquer que « tout  résultat impact lorsqu’il ya des actions consécutives, qui sont mises en œuvre à la suite des recommandations qui sont faites. » « L’un des défis à relever, c’est la durabilité. » A t-il laissé entendre.

La pérennisation du centre, la redynamisation de  toutes les opportunités en termes d’emplois et de formations,  doivent être des priorités inscrites dans les cahiers de charge du  fonctionnement dudit centre « Un centre pareil, ne peut pas vivre que de subvention. Il faut que le centre auto-mécanique de Yamoussoukro, s’inscrive dans une dynamique de partenariat ; avec la société civile, les organisations internationales et dans un esprit de consortium. Les acteurs peuvent soumissionner à des projets communs. Aujourd’hui le mécanisme de financement des projets ont changés », a conclu Coulibaly Kigbafori.

Le président de la chambre régionale des métiers de Yamoussoukro, en montrant à son tour, l’importance de la rencontre du jour a affirmé ceci : «Nous remercions nos partenaires lyonnais, qui nous ont permis d’avoir 20 000 euros pour faire l’audit du centre artisanal et auto-mécanique de Yamoussoukro. Ce centre existe depuis 20 ans. Ils nous faillaient faire donc l’audit de centre pour voir ces capacités et voir ce qu’on pourra faire. Pourquoi est-ce que,  le centre est resté fermé pendant tant d’années. Nous sommes venus  statués sur les résultats de l’audit produit par un cabinet. Et nous avons validé  cet audit-là » a-t-il déclaré.

Quant à son fonctionnement réel, le président régional a affirmé ceci : «Nous avons un patrimoine commun, que nous devons préserver. Nous avons pas mal d’activités au niveau de l’artisanat. Et nous allons déployer tous ces métiers au niveau de ce centre. Le centre a une capacité d’accueil de 150 personnes, en revolving, et un internat pour 50 personnes.

Les artisans déjà formés, viendront pour renforcer leurs capacités. Ce centre va permettre aux artisans de Yamoussoukro de mieux apprendre et d’amener la jeunesse à s’intéresser au métier de l’artisanat. Et nous allons donc créer les conditions ».

JEAN PAUL LOUKOU