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Côte d’Ivoire : La psychose gagne du terrain

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Après la parodie d’élection tenue le samedi 31 octobre 2020 qui a engendré plusieurs morts à travers le pays, la tension demeure toujours vive entre partisans de Ouattara aidés de miliciens armés et l’opposition qui n’entend pas se laisser distraire affirme ne plus reconnaitre le président sortant. Un véritable bras de fer qui annonce des affrontements à l’horizon.

L’atmosphère en Côte d’Ivoire est des plus lourde en ce moment après la parodie d’élection tenue samedi dernier et qui donne largement vainqueur Alassane Ouattara, le président sortant. Malgré la main tendue de l’opposition pour des dialogues autour de la candidature de Ouattara et la réforme de la CEI et du Conseil Constitutionnelle RHDP et ses va-t’en guerre sont restés de marbre. Dès lors, le boycott actif et la désobéissance civile lancés par le président Bédié et Pascal Affi Nguessan pour empêcher la tenue du scrutin ont pris forme avec des manifestations gigantesques à travers tout le pays.

Comme réponse aux mouvements de contestation de la grande majorité des Ivoiriens contre le viol de la constitution par Ouattara qui contre vents et marrées, a décidé de briguer un 3ème mandat, après la mort subite de son candidat choisi, le pouvoir a dépêché des miliciens armés de gourdins, de machettes et de fusils pour tuer les contestataires. Plus d’une cinquantaine de personnes sont ainsi massacrées à travers le pays. On dénombre également plusieurs blessés et des centaines de véhicules et d’habitations incendiés.

Situation inacceptable pour l’opposition qui décide de la mise en place d’un gouvernement de transition dans les jours à venir afin d’organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives. En face Ouattara et ses partisans, jubilent leur supposée victoire entachée de fraude. Dès lors, les positions se radicalisent dans les deux camps laissant planer le spectre d’affrontements sanglant. Conséquence, plusieurs familles ont fait leurs bagages pour se réfugier dans leurs villages abandonnant la capitale économique qui livre un visage de cimetière aux quelques habitants qui osent encore sortir.

Ce lundi 02 novembre 2020, Abidjan ressemble à une ville fantôme au moment où le président Bédié ouvrait les portes de sa résidence à Ibn Chambass et à sa délégation pour des pourparlers. Entre une opposition dont on a du mal à décrypter la stratégie de lutte contre la forfaiture de Ouattara et le RHDP qui jure de casser de l’opposition, la peur est grande sur les bords de la lagune et l’atmosphère lourde. Que va-t-il se passer dans les jours à venir, difficile de le dire.

Par Céline Ipou

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