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Côte d’Ivoire-Serghei Buruihna, Unicef : «Les droits des enfants en Côte d’Ivoire ne sont pas respectés»

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« Les enfants de Côte d’Ivoire sont heureux mais leurs droits ne sont pas respectés », c’est le cri du cœur du représentant de l’Unicef, Serghei Buruihna, chef du département des politiques sociales de l’Unicef, face à la situation des enfants en Côte d’Ivoire.

C’était au cours de la cérémonie de restitution des résultats clés de l’analyse des privations multiples des enfants en Côte d’Ivoire. Ce rapport sur l’analyse des privations multiples des enfants en Côte d’ Ivoire (N-Moda 2018) est le deuxième du genre après celui de 2014. Il est élaboré par l’Office national de population (Onp) en collaboration avec l’Unicef.

Ce rapport sur l’analyse de la pauvreté et des privations multiples des enfants en Côte d’Ivoire a pour objectif d’appréhender de manière globale et selon plusieurs dimensions la situation de l’enfant en Côte d’Ivoire. Les résultats de la N-Moda révèlent l’existence de disparités entre le milieu urbain et le milieu rural pour chaque dimension considérée. Le milieu rural est le principal contributeur à la sévérité de la pauvreté multidimensionnelle. Il ressort de l’analyse que les enfants vivant dans les ménages du milieu urbain enregistrent un niveau d privations plus élevé que ceux des ménages du milieu urbain dans la quasi-totalité des dimensions, (accès au logement, droit à l’éducation, violence…), sauf dans la dimension santé. Par ailleurs, les résultats présentent aussi des disparités régionales.

Les régions du nord enregistrent des niveaux de privation plus élevés comparativement aux régions du sud et du centre, notamment dans les dimensions logement, assainissement, éducation, eau et nutrition. Cette disparité est due à un accès inéquitable aux services publics et aux infrastructures de base bien souvent observé dans ces régions. C’est donc au regard de ces résultats que pour le représentant de l’Unicef, donc la question des droits des enfants, est une priorité s’est élevé pour dire que « Cette étude nous montre que la pauvreté multidimensionnelle  touche 60% des enfants en Côte d’Ivoire, 10% de la population vent dans la pauvreté la plus extrême, 40 % de la population sont pauvres. Et donc ce programme constitue l’élément clé de la lutte contre la pauvreté ».

Pour l’Unicef, « C’est une étude novatrice qui montre la situation de la pauvreté en Côte d’Ivoire sur différents aspects. Ce n’est pas seulement la pauvreté monétaire, mais les privations ». Et de souhaiter que les résultats et recommandations contribuent à la mise en œuvre du nouveau programme national de développement » a suggéré Serghei Buruihna, chef du département des politiques sociales de l’Unicef. Selon lui, il faut « Intensifier les campagnes nationales de sensibilisation contre les violences envers les enfants et renforcer les services sociaux de bases afin de développer une offre de service de prévention et de réponse à la violence. Il faut rééquilibrer l’allocation des investissements publics en faveur des zones rurales les plus défavorisées, poursuivre la modernisation du système d’Etat civil pour s’assurer que chaque enfant est enregistré à la naissance à travers de nouveaux mécanismes offerts avec les services de santé ».

Pour le directeur de Cabinet de la ministre Kaba Nialé, ministre du Plan et du développement, Tanoh Joseph, « il faut s’approprier les résultats de cette étude afin d’améliorer la situation des enfants en Côte d’Ivoire. Les résultats fournissent des indicateurs utiles à l’élaboration du Pnd. De ces résultats, il faut retenir en outre que ce sont les dimensions assainissement et logement qui enregistrent les niveaux de privation les plus élevés. Cependant, en dehors de ces deux dimensions, on note des spécificités en fonction de chaque groupe d’âge. Les enfants âgés de 0 à 4 ans, en plus de ces deux dimensions, sont majoritairement privés en santé. C’est cette dimension protection contre la violence que les enfants de 5 à 14 ans sont privés. Les enfants de 15 ans à 17 ans sont, quant à eux, privés dans la dimension éducation captée à travers la réussite scolaire et à la fréquentation sociale.

J.P

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