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Education nationale – Gestion des Coges, velléité de fraudes : La Fesci « attaque » Kandia Camara et menace de tout paralyser

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« La Fesci donne 72 heures au ministre Kandia Camara, sinon… ». Propos ténu par Allah Saint Clair, alias GL. Nando Makalélé, secrétaire général national de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), lors d’une conférence de presse, le mercredi 14 octobre 2020, au siège de la Fesci sis à l’université Félix Houphouët-Boigny.

« Suite aux investigations mal entreprises par le COGES et aux cas de fraudes signalés pendant les examens scolaires de l’année académique 2019-2020 », la Fesci a décidé de crier son ras-le bol et met en garde le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

« Nous nous proposons, à ce niveau, d’illustrer nos propos par des preuves recueillies dans les établissements scolaires. Vous constaterez que les montants des cotisations COGES et des frais annexes sont largement plus élevés que les frais d’inscription (6.200F CFA) et varient d’un établissement à un autre sans justification rationnelle. (…). De plus, les cotisations COGES sont d’autant plus incompréhensibles que la répartition des frais d’inscription et de réinscription dans les lycées et collèges publics laisse apercevoir 1.700F CFA réservés aux COGES comme cote part » a indiqué Nando Makélélé, Sg de la Fesci.

Face à cette situation, la Fesci demande la suppression des cotisations COGES et des frais annexes et un audit national des COGES. « La Fesci en appelle au sens de la responsabilité et de l’engagement de tous les acteurs et partenaires du système éducatif ivoirien pour la résolution rapide et objective de cette situation afin d’éviter des éventuelles perturbations de cette année scolaire 2020-2021 ».

Pour les cas de fraude, la Fesci, tout en réaffirmant sa ferme opposition à la médiocrité et à la fraude en milieu scolaire, demande « que les responsabilités soient situées de part et d’autre (c’est-à-dire entre élèves présumés fraudeurs et les éventuels complices employés par le MENET-EP) à l’issue des enquêtes menées par une commission nationale d’enquête ; la régularisation des élèves injustement renvoyés, la mise en place d’un mécanisme fiable d’organisation des examens à grand tirage et la réinstauration de la double correction » a indiqué le porte-parole de la Fesci.

Poursuivant, le secrétaire général de la Fesci, avec fermeté, a dit : « Aujourd’hui, mercredi, nous avons tellement écrit que nous avons envoyé de nombreux messages au président de la République, au gouvernement. Nous pensons que tout le monde est suffisamment informé et nous voulons donner 72 heures à madame la ministre Kandia Camara, pour sortir une décision assez radicale » a-t-il précisé.

Par SOSSIE STEPHANE

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