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Etats généraux de l’éducation nationale : Voici les propositions du SNEPPCI

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Profitant de la présentation de son tout nouveau siège, nommé « la Maison de l’enseignant », surplombant le quartier de Yopougon sable et ses environs, le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement primaire public de Côte d’Ivoire (SNEPPCI), Andjou Andjou, a fait une adresse au ministre Mariatou Koné, en charge de l’Education nationale et de l’Alphabétisation.

Et ce, sous forme de propositions de son syndicat, le SNEPPCI, aux états généraux de l’Education nationale dont les travaux s’ouvrent ce lundi et se poursuivront sur une période de 6 mois. Ces Assises attendues par les Ivoiriens qui ont appelées de tous leurs vœux. Car l’école ivoirienne est en déliquescence depuis une dizaine d’années et elle a besoin d’être pansée et repensée pour le bonheur de la future élite. Le Sneppci, selon son secrétaire général, « a fait de l’enseignement public de qualité son cheval de bataille ». Elle propose pour les états généraux, plusieurs points. Il s’agit entre autres de l’activation d’une direction centrale dédiée à l’enseignement préscolaire et primaire, l’application totale des recommandations du PASEC 2019 (qui a montré les défaillances et lacunes de notre système éducatif).

L’arrêt immédiat du recrutement des enseignants titulaires du Bepc et propose le recrutement des instituteurs titulaires du Bac. Pour Andjou Andjou, « c’est un vrai recul qu’on puisse recruter les instituteurs titulaires du Bepc. Comment, 30 ans après, on peut encore recruter avec le niveau Bepc. C’est un véritable recule pour notre système éducatif. Comment ceux qui se réclament d’Houphouët peuvent-ils recruter avec le Bepc ? le président Houphouët est vraiment mort parce qu’en son temps, il recrutait avec le niveau Bac. 30 ans après, on ne peut pas revenir en arrière et recruter avec le niveau Bepc ».

Autres propositions, c’est « l’adoption d’une approche pédagogique adaptée à nos réalités. On ne peut pas avoir 60 ans d’indépendance et ne pas avoir une approche pédagogique propre à nous et aller toujours copier celles d’ailleurs non conformes à nos réalités. Cela ne peut pas marcher » a tranché le secrétaire général du Sneppci. Autres points évoqués : la suppression des cours du mercredi, la production de manuel pour les classes de Ce1, Ce2, Cm1 et Cm2, la promotion via examen des instituteurs adjoints après 5 ans d’ancienneté, le payement effectif du premier mandatement des instituteurs après 3 mois d’activité…
JEAN PRISCA