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Gestion de la période de psychose Les populations entre approvisionnement et fuite d’Abidjan

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Les Abidjanais ne savent vraiment pas à quel saint se vouer. En effet, devant la situation de psychose entretenue par la crise pré-électorale en Côte d’Ivoire, nombreux sont les Abidjanais qui ont décidé de quitter momentanément ou définitivement la capitale économique ivoirienne.

Ce qui explique la grande affluence ? Ces jours-ci, aussi bien à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny que sur les gares routières reliant l’intérieur du pays. Ils ont décidé simplement de prendre les devants en quittant Abidjan qui, au regard des différentes prises de position ou des différentes déclarations des uns et des autres, donne l’impression de servir de scènes, pas forcément pacifiques à la faveur de la tenue ou non de l’élection présidentielle, le 31 octobre prochain.

Certains ont d’ailleurs annoncé cette “semaine de critique“ pendant que d’autres la qualifient de “ semaine de tous les dangers“. Toujours est-il que la psychose a gagné les populations. Et pour certaines personnes, le mieux est de ne pas être témoin de ce qui pourrait se passer d’un moment à l’autre. D’autres personnes vont jusqu’à dire que les Abidjanais sont assis actuellement sur une poudrière. Appréciant la situation sous un autre angle, des populations qui décident ou qui sont contraintes de rester à Abidjan malgré tout, cherchent à faire des provisions.

Les marchés, les magasins et de grandes surfaces commerciales sont pris, chaque jour, d’assaut pour des provisions. Si cela parait évident pour les plus nantis de s’approvisionner en vivres et non vivres, ce n’est pas assez aisé pour une catégorie de personnes qui croupit sous le poids de la misère ; Donc contraintes d’attendre et chercher à vivre au jour le jour. D’autres encore attendent jusque-là les virements de salaires pour se faire des provisions en vue de s’en servir le moment venu.

En tout état de cause, devant le durcissement des positions et l’intransigeance des parties en présence, tous les regards sont tournés vers le bon Dieu, espérant qu’il apporte une solution susceptible d’éviter à la population un affrontement sanglant une fois encore de trop.
FRANÇOIS BECANTHY

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