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Infrastructures sportives pour la CAN 2023 : Ebimpé testé, où en sont les autres stades ?

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Le vendredi dernier, le Racing club d’Abidjan et le FC San Pedro se sont affrontés au stade d’Ebimpé. Ce match entre le champion de Côte d’Ivoire et son dauphin, les deux équipes qui représenteront la Côte d’Ivoire, s’est joué sans public et à l’abri du regard des médias.

Il s’agissait, pour l’Office national des sports (ONS), de tester un certain nombre d’équipement. Entre autres la pelouse, la sonorisation, l’éclairage, l’électricité, les écrans LED, les vestiaires, les zones d’échauffement et les équipements de sécurité incendie. Premier constat, en attendant les résultats complets des tests qui seront livrés à l’ONS par les experts, la pelouse est praticable.

« La pelouse est belle, le sol est plat, la balle roule bien », se réjouit Agoké, sociétaire du FC San Pedro. Avis partagé par son entraîneur. « La pelouse est très belle, l’éclairage est bon, c’est comme si on jouait dans la journée. Je remercie l’ONS qui nous a permis de participer à ce match test », a déclaré Jani Tarek à la fin du match.

Diabaté Bassiriki, Entraîneur du Racing Club, et ses joueurs ne disent pas autre chose. « C’est l’une des plus belles pelouses d’Afrique, il n’y a pas de faux rebonds », pensent-ils.

Pour François Alla Yao, directeur de Cabinet au ministère des Sports, l’avis des athlètes et encadreurs des deux équipes est le plus important. « Ce sont eux qui l’utilisent. Le rapport qu’ils vont nous faire, les difficultés rencontrées dans l’utilisation de cette pelouse, vont nous permettre de créer les conditions d’une amélioration parce que c’est pour eux que nous travaillons », a-t-il indiqué.

Quant à la directrice générale de l’ONS, Koné Mariame-Yoda, elle a affiché sa satisfaction  au terme de ce match-test. « Le test s’est bien déroulé. Les techniciens étaient présents, ils vont se retrouver après pour faire le point », a-t-elle déclaré. Le score du match, 3-0 en faveur du FC San Pedro, lui, ne sera qu’anecdotique.

En dehors du stade, il y a aussi la cité olympique à construire. Le mercredi 19 août dernier, l’étude préliminaire pour sa réalisation a été présentée, lors d’une vidéo-conférence entre le ministère des Sports, le Bureau national des études techniques et du développement (BNETD) et le partenaire marocain Jesa et sera mise à profit pour son rayonnement afin de faire l’environnement du stade une belle cité olympique.

Cette cité comprendra plusieurs bâtiments en hauteur, une piscine olympique, un autre terrain de football-rugby avec un vélodrome, un hôtel 4 étoiles, un centre d’entraînement, un hôpital des sportifs, un centre de recherche en médecine du sport, des centres commerciaux (hypermarchés), un auditorium de 5000 places, des bâtiments pour les services administratifs, un héliport et un musée sportif.

Qu’en est-il des stades de Bouaké, Yamoussoukro, San Pedro et Korhogo ?

Au Stade de la paix de Bouaké en rénovation, les travaux se poursuivent et sont achevés à 56%. Les quatre terrains d’entraînements sont construits à 38%. La cité CAN n’est pas en reste. Le chantier avance bien. On annonce 58% du travail accompli. A Yamoussoukro, au 27 août dernier, le stade était à 61%  de son taux de réalisation. Les travaux des quatre terrains d’entraînements (au Lycée scientifique, INPHB centre, INPHB Sud et le terrain de l’hôtel Parlementaire délocalisé sur le site du stade de Yamoussoukro) sont avancés à 65%

À San Pedro aussi, les chantiers progressent. Les travaux du stade de 20.000 places en construction, la cité CAN et les quatre terrains d’entraînements (2 stades Auguste Denise, Lycée Municipal et le lycée professionnel) progressent.  Concernant le stade, le coulage de gradins et le premier palier de la loge VIP ont été entamés depuis des semaines. Pour ce qui est de la cité CAN, les gros œuvres sont terminés depuis. A Korhogo aussi, on avance bien. Les différents chantiers ont démarré depuis et se poursuivent.

Comme on le voit, malgré la COVID-19, les chantiers des infrastructures sportives pour la CAN 2023 ne connaissent pas de pause. La Côte d’Ivoire est décidée à respecter les délais fixés par la Confédération africaine de football (CAF).

Par EUSTACHE GNABA

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