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Jean-Claude Coulibaly, président de l’Unjci, à propos du Week-end des Ebony à Yamoussoukro : « J’invite les journalistes à venir nombreux »

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A l’occasion du week-end des Ebony, le président du Conseil d’administration de l’Unjci s’est ouvert à nous. Il nous parle, entre autres, du programme alléchant concocté pour les journalistes et des innovations apportées à la 22é édition des Ebony et des projets de son équipe pour 2021.

De la nuit de la communication, il est aujourd’hui question du Week-end des EBONY. Pourquoi ce changement ?
La célébration des Ebony, c’est l’évènement phare de l’Unjci. C’est un évènement annuel qui mobilise l’ensemble des journalistes, mais qui est devenu, par la force des choses, un rendez-vous pour toute la Côte d’Ivoire. A preuve, la soirée des Ebony est retransmise en direct sur la chaine nationale RTI 1. Pourquoi le week-end des Ebony ? C’est tout simple, nous avons décidé de donner plus d’ampleur à ce rendez-vous incontournable des médias en y ajoutant un volet culturel et un volet pédagogique, tous deux étroitement liés. Le programme étant ainsi élargi, il est évident qu’il ne peut plus tenir sur un seul jour comme à l’accoutumée. Nous avons donc pris l’option de tout un week-end du 22 au 24 janvier, pour dérouler ce riche programme. Il faut aussi noter qu’il y a un volet voyage découverte. Nous irons au village des tisserands, Bomizambo, pour découvrir le travail de ses habiles artisans.

Pourquoi le thème «Quel journalisme pour une Côte d’Ivoire rassemblée », pour l’édition de cette année?
La situation même du pays est un indicateur important. La Côte d’Ivoire est à la recherche de plus de cohésion et de paix sociale, après l’élection présidentielle marquée par de nombreux incidents graves. Les législatives sont annoncées pour mars prochain, la quête de la paix est par conséquent d’une cruelle actualité. Nous, hommes des médias, ne pouvons pas rester en marge de l’effort national. Nous avons conscience de l’impact de nos canaux de communication sur toutes les composantes de la société. Il est donc nécessaire que nous prenions le lead de ce combat pour la paix. Nous ne pouvons certes pas empêcher les hommes politiques de s’étriller, mais nous devons nous garder de servir de relais aux discours dangereux et attentatoires à la paix sociale. Nous devons également nous garder d’être nous-mêmes, sources de troubles à la quiétude des populations en leur servant des informations insuffisamment vérifiées ou des fake news. Le thème de cette année est donc un appel à plus de professionnalisme.

Initialement annoncée pour décembre 2020, c’est finalement en janvier 2021 que la grande fête des journalistes se tient. Qu’est-ce qui explique ce décalage de date?
Quand nous faisions le lancement des Ebony, le 27 août 2020, à la Maison de la presse (Mpa), nous savions que la situation politique était tendue et qu’elle pouvait impacter négativement toute la vie sociale en Côte d’Ivoire. La crise sanitaire du Covid-19 avait, de son côté, déjà atteint son paroxysme, mais nous avions positivé, espérant que l’une ou l’autre crise s’apaise rapidement. D’où la date de décembre 2019. Tout ce mois de décembre a été marqué par les évènements malheureux que vous savez et la pandémie sévissait encore dans toute sa vigueur. Il était donc prudent de repousser la date en prenant le pari de la paix retrouvée à la nouvelle échéance que nous nous sommes fixé. Aujourd’hui, la situation générale s’est considérablement améliorée tant au plan politique qu’au plan sanitaire. Nous avons donc gagné notre pari et la fête peut commencer.

Plusieurs évènements ont été ajournés ou annulés du fait de la pandémie du COVID-19. Aviez-vous craint qu’EBONY soit aussi victime de cette pandémie ?
A la vérité, oui et cela aurait été vraiment dommage. Nous avons donc croisé fortement les doigts pour ne pas connaître le même sort. La déception des journalistes aurait été tellement grande, s’ils avaient été privés des Ebony cette année. Vous savez vous-même que les Ebony, en dehors de la compétition, c’est aussi et surtout un moment de fête pour les journalistes. Il est important que nous puissions nous recréer, prendre du bon temps pour repartir du bon pied. Nous avons décidé d’institutionnaliser l’organisation des Ebony à Yamoussoukro du fait que notre capitale politique offre un cadre qui se prête à l’évasion et nous coupe du stress d’Abidjan.

Vous êtes pratiquement à mi-parcours de votre premier mandat, quel bilan partiel pourriez-vous dresser ?
Au cours de notre campagne, nous avions pris un certain nombre d’engagements, notamment la formation des journalistes, permettre aux journalistes de vivre décemment, leur donner l’opportunité d’avoir un toit et une voiture. C’est à cela que nous nous attachons. Nous avons signé un partenariat avec le concessionnaire de la marque Chana permettant aux journalistes qui en ont les moyens d’avoir un véhicule neuf avec des modalités de payement intéressantes. Cependant, compte tenu des faibles niveaux de salaires des journalistes, d’autres moyens d’acquisition de véhicule seront étudiés. Au niveau de la formation, nous avons signé un partenariat avec le Centre d’études, de recherche et de la communication (Cercom) de l’université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan permettant aux journalistes qui le désirent d’avoir une formation initiale ou continue à des coûts abordables. Ce partenariat permet également aux journalistes qui ont le niveau requis de faire des vacations dans ce centre d’excellence. Nos efforts vont continuer, cette année, pour permettre à tous les journalistes de Côte d’Ivoire de s’inscrire résolument dans une démarche qualité. Quand vous arrivez à la Mpa, vous remarquez qu’un imposant bâtiment est en train de sortir de terre. C’est un ensemble de bureaux et de salles de conférence qui vont accroître la capacité d’accueil de notre espace communautaire. Concernant le financement direct des entreprises de presse par l’Etat qui est un autre volet important de notre engagement, nous en avons saisi les autorités. Je demeure convaincu que c’est la crise économique induite par la Covid-19 qui a empêché que les premiers gestes soient faits à notre endroit. Tous les interlocuteurs rencontrés nous ont prêté une oreille attentive et se sont dit conscients de la justesse de notre démarche. Le combat continue, prions ensemble pour que l’Etat retrouve la santé économique nécessaire qui lui permettra de répondre à cette attente primordiale des journalistes.

Pourriez-vous dire alors qu’une bonne partie de vos promesses de campagne a été réalisée ?
Je laisse aux journalistes d’en juger. L’équipe que je conduis, pour sa part, met tout en œuvre pour répondre aux attentes des journalistes, malgré une conjoncture économique extrême. Tous nos grands rendez-vous ont été respectés au cours de l’année écoulée. Ce sont les Ebony que nous avions dû décaler pour des raisons que j’ai expliquées tout à l’heure. Nous avons fait de notre mieux, mais nous sommes conscients que beaucoup reste à faire. C’est pourquoi, l’année 2021 est pour nous une année décisive. Nous allons accélérer tous les projets en cours et entamer ceux qui sont encore en attente. Nous pouvons donc dire que le meilleur reste à venir pour les journalistes, en 2021.

L’année dernière, le Premier ministre, feu Amadou Gon Coulibaly, était le parrain de l’EBONY 2019. C’est le Premier Ministre Hamed Bakayoko qui a été choisi pour être le parrain pour l’édition de cette année. Y a-t-il une raison particulière à ces choix de Premiers ministres?
Il n’y a pas de raison particulière à ce choix. Nous avons été honorés par feu Amadou Gon Coulibaly qui a accepté, sans hésiter, d’être notre parrain. Quant à son successeur, Hamed Bakayoko, il est des nôtres. Il est un ancien journaliste lui-même. C’est tout à fait naturel que les journalistes s’adressent à lui pour une cérémonie de célébration de l’excellence en journalisme. N’oublions pas que l’actuel Premier ministre a déjà été notre parrain quand il n’occupait pas encore cette haute fonction à la tête du gouvernement.

Quelles sont les principales innovations pour cette 22ème édition ?
Le changement le plus évident, c’est qu’on passe de la soirée des Ebony au week-end des Ebony. La fête tiendra donc sur trois jours, au lieu d’un seul. Nous avons ensuite apporté des changements au niveau du jury des Ebony en y faisant siéger par exemple, un professeur d’université et enseignant de communication et de journalisme. De même, il y a un représentant de nos sponsors dans le jury. Le prix sectoriel de la presse en ligne vient également de faire son entrée dans la panoplie des récompenses. Bref, il y a beaucoup à découvrir et à voir cette année.
J’invite donc les journalistes à venir nombreux à Yamoussoukro. C’est notre fête à tous. Je profite de l’occasion pour souhaiter à toutes les femmes et à tous les hommes de médias, une bonne, sainte et heureuse année 2021.
Source : Sercom

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