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Simone Gbagbo sur RT France : « Les Ivoiriens n’ont jamais souhaité vivre dans la crise »

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Dans La Grande Interview sur la chaîne RT France Simone Gbagbo, deuxième vice-présidente du front populaire ivoirien s’est soumise aux questions de la journaliste Samantha Ramsamy et a répondu avec maestria.

Simone Gbagbo s’oppose à la tenue de l’élection présidentielle

« Nous avons une constitution dans notre pays. Nous avons un code électoral également dans notre pays et ces deux textes sont très clairs sur le fait que quand quelqu’un qui au pouvoir a pu bénéficier de deux mandats et bien au bout de ces deux mandats il est obligé d’arrêter. C’est clairement inscris dans nos textes. Et à la surprise générale, le Chef de l’Etat actuel décide de briguer un 3ème mandat et personne n’est d’accord et c’est cela qui fait le débat. »

Concernant les violences de tensions dans plusieurs localités à l’approche du scrutin du 31 octobre l’ex-première dame se prononce

« Les Ivoiriens n’ont jamais souhaité vivre dans la crise, ni aujourd’hui, ni hier. Les Ivoiriens que je connais, ne sont pas des gens belliqueux, violents etc. Mais se trouve que des gens pour des raisons qui leurs sont propres. Pour des raisons d’ambitions politiques, ils veulent s’imposer et c’est ça qui fait la crise. C’est ça qui a fait la crise de 2002 à 2010 où ils sont venus organiser une rébellion, diviser le pays en deux, rentrés dans des maisons tuer des gens etc. Et aujourd’hui, nous sommes encore dans cette crise. Nous disons, la constitution ivoirienne doit être respectée. Le code électoral ivoirien doit être respecté voilà ce que nous disons. Mais quand nous disons cela, ceux qui sont en face ne veulent pas, c’est eux qui attaquent. C’est eux qui viennent et frappent nos militants qui blessent nos militants et c’est ça que vous appelez la crise ivoirienne.

Les Ivoiriens ne sont pas pour que ce monsieur brigue un 3eme mandat ça c’est clair. Quand les Ivoiriens ceux de l’opposition appellent à descendre dans les rues, ils descendent dans les rues pour manifester. Mais ceux qui descendent pour manifester, ils descendent et ils manifestent les mains nues. Mais ceux qui instrumentalisent les ethnies, quand je dis qui instrumentalise les ethnies, c’est qu’ils prennent des gens de la communauté Malinké ou des communautés du nord, ils les mettent dans des cars, ils les mettent dans des « Dina » c’est petits cars de 18 places de 20 places etc. Et ils mènent de villes en villes pour attaquer les manifestants, attaquer les marcheurs avec des machettes avec des couteaux, qui blessent des gens, poignardent les gens, qui égorgent mêmes des gens qui procèdent à des enlèvements d’opposants etc, pendant ce temps le pouvoir lui-même avec ses policiers, ses gendarmes avec ses juges procèdent à des enlèvements, procèdent à des arrestations. Alors la violence, c’est nous qui la subissons, ce n’est pas nous qui créons la violence. Ceux sont des choses que vous pourriez constater facilement en venant multiplier l’observation dans le pays, vous en tirerez vous-même votre propre conclusion ».

Concernant les violences intercommunautaires

« Le problème c’est que de 2002 à 2010, le pays a été divisé en deux de toutes pièces de façon artistique on a crée une opposition entre le Nord et le Sud pays. On a crée une opposition entre les chrétiens et musulmans dans ce pays et donc cette division perdure, elle existe encore dans les esprits. C’est pour ça qu’il est tellement important de procéder, de prendre le temps, de parler avec les gens pour obtenir la réconciliation nationale. Ce n’est pas encore fait, ce n’est pas encore acquis et tant que ça ne sera pas acquis, le moindre problème dégénère dérape, peu dégénérer facilement en conflits intercommunautaires et c’est à cela que nous assistons. Surtout quand on vient instrumentaliser les ethnies, instrumentaliser les tribus n’est ce pas ? Pour en faire des défenseurs de sa cause. C’est ce qui amène la violence.»

NOEL GUIMI

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