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Ebony : Augustin Thiam appelle à la revalorisation du travail des journalistes

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La nuit des Ebony, la 22è édition du genre, aura lieu ce samedi 23 janvier 2021, à l’Hôtel président de Yamoussoukro. Ce, en présence du Premier ministre Hamed Bakayoko et de plusieurs personnalités. Avant cette nuit où l’on aura droit à des primés, le Comité exécutif de l’Unjci a voulu plus festifs ces trois jours dédiés à la communauté des journalistes ivoiriens.

Pour ce faire, un village dit village Ebony a été ouvert, hier, par le ministre gouverneur du District autonome de Yamoussoukro, Thiam Augustin. Après la coupure du ruban et la visite des stands, celui-ci s’est prononcé sur la situation précaire des journalistes ivoiriens. « Vous savez, dans une vie antérieure, j’ai été journaliste à « Jeune Afrique », à Paris pendant 5 ans. Le métier de journaliste a ses exigences. C’est un métier dur qui repose sur la bonne formation nous-mêmes en tant que journalistes ; ensuite une analyse la plus objective possible de ce qu’on voit et une restitution la plus conforme, la plus possible à ce qu’on a vu.

Ce n’est pas facile intellectuellement ; il faut pouvoir parler sans se laisser guidé par les émotions ni par les opinions politiques ; ce n’est pas toujours évident. Donc le premier travail du journaliste, je crois que c’est un travail sur lui-même, parce qu’en Europe, on l’appelle le quatrième pouvoir en plus des trois pouvoirs classiques qu’on connaît dans toute démocratie. Lorsque vous maniez un objet de pouvoir, vous devenez un type de pouvoir. Donc vous devez savoir, vous-mêmes, vous discipliner, vous maitriser, vous contrôler et vous auto réguler… » a-t-il souligné avant d’ajouter : « Le journaliste participe à la formation du citoyen ivoirien dans tout ce qu’il y a de valeurs positives. C’est un métier exigent que j’estime qu’il n’est pas considéré à sa juste valeur ni rémunéré à sa juste hauteur.

Ça aussi, il faut le signaler ; les journalistes ne peuvent pas se nourrir de leur travail et je crois qu’il faut que les hommes politiques se penchent là-dessus pour les sortir de cette situation de précarité qui fait que très souvent, ils font du journalisme alimentaire et ils se font acheter par des hommes politiques ou des hommes de moralité douteuse pour écrire sur commande. Il faut les mettre à l’abri de cela si on veut que le métier de journalisme se perfectionne et que la qualité même de l’homme journaliste s’améliore. », a-t-il plaidé avant d’émettre le vœu de voir les cérémonies d’Ebony s’établir définitivement à Yamoussoukro.
JEAN PAUL LOUKOU

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